Agenda/Programme

Sang des martyrs, semence de Chrétiens

extrait du martyrologe 21 et 22 octobre

21 Octobre

En Chypre, l’anniversaire de saint Hilarion abbé. Saint Jérôme a écrit sa vie pleine de vertus et de miracles.

Près de Cologne, l’anniversaire de sainte Ursule et ses compagnes. Voulant défendre la religion chrétienne et sauvegarder leur virginité, elles furent mises à mort par les Huns, terminant ainsi leur vie par le martyre. Leurs corps furent pour la plupart inhumés à Cologne.

A Ostie, saint Astère, prêtre et martyr. D’après ce qu’on lit dans la passion du bienheureux pape Callixte, il souffrit la mort sous l’empereur Alexandre.

A Nicomédie, l’anniversaire des saints Dase, Zotique, Caïus et de douze autres soldats, qui, après avoir enduré divers tourments, furent jetés à la mer.

A Lyon, en Gaule, saint Viateur, qui fut ministre du bienheureux Just, évêque de Lyon.

A Maronia, près d’Antioche, en Syrie, saint Malemoine.

Dans la place forte de Laon, sainte Célinie, mère du bienheureux Rémi, évêque de Reims.

À Séoul en Corée, l’an 1839, saint Pierre Yu Tae-ch’ol, martyr. Fils de saint Augustin Yo Chin-gil, incarcéré à l’âge de treize ans, il exhorta ses compagnons de prison à supporter les tortures, et lui-même, frappé d’une centaine de coups de verge, puis étranglé, acheva ainsi son martyre.

Et ailleurs, on célèbre la mémoire de beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges. Rendons grâces à Dieu.

22 Octobre

A Jérusalem, sainte Marie Salomé, mère des saints Apôtres Jacques et Jean. L’Evangile rapporte qu’elle prit soin de la sépulture de Seigneur.

A Jérusalem encore, le bienheureux Marc évêque. Personnage très illustre et très savant, il fut le premier d’entre les Gentils qui reçut le gouvernement de l’Eglise de Jérusalem. Peu après son élection, il mérita la palme du martyre sous l’empereur Antonin.

Près de Cologne, sainte Cordule, l’une des compagnes de sainte Ursule. Effrayée par les supplices et la mort des autres, elle se cacha, mais s’étant repentie le lendemain, elle alla d’elle-même se présenter aux Huns et reçut, la dernière de toutes, la couronne du martyre.

À Huesca en Aragon, l’an 851, les saintes Nunilon et Alodie, vierges et martyres. Nées d’un père musulman, mais élevées par leur mère dans la foi chrétienne, elles refusèrent d’abandonner la foi du Christ et, après une longue captivité, en vertu d’un édit de l’émir de Cordoue, Abd-ar-Rhaman II, elles furent tuées d’un coup de sabre.

A Rouen, saint Mellon évêque, que le pape saint Etienne ordonna évêque et envoya dans cette ville pour prêcher l’Evangile.

En Toscane, saint Donat, écossais, évêque de Fiësole.

Et ailleurs, on célèbre la mémoire de beaucoup d’autres saints martyrs, confesseurs et saintes vierges. Rendons grâces à Dieu.

Programme de Terre et Famille à BRIANT (Saône et Loire)

Samedi 21 octobre, 20h30 : 

 « Le bouddhisme, une réinvention anti-chrétienne? »

de Marion Dapsance

 docteur en anthropologie de l’Ecole pratique des hautes études (Paris), a enseigné deux ans à l’Université de Columbia à New York. Elle est l’auteur des Dévots du bouddhisme (Max Mio 2016).   

Cette conférence a lieu en salle communale de Briant et sera suivie d’un buffet offert par Terre et Famille.

Participation libre aux frais.

 

Nos conférences sont filmées et disponibles sur notre site terre-et-famille.fr.

 

Terre & Famille  La Beluze 71110 Briant

terreetfamille@gmail.com

 

Le domaine de Beaulieu

 

Le domaine de Beaulieu est maintenu depuis huit générations afin de sauvegarder toutes les valeurs qu’il porte et qui ont fait la France chrétienne. La chapelle datant du moyen âge est un joyau auquel nous tenons beaucoup.
Tout ce que nous développons ici respecte la nature et les hommes : une agriculture nourricière de qualité, l’accueil pour vos fêtes familiales et vos séminaires, pêche, chasse à l’arc sur gibier sauvage, parcours de 20 cibles animalières en 3 dimensions pour le tir à l’arc, et aujourd’hui c’est la fromagerie que nous inaugurons. Celle-ci a débuté sa fabrication de produits laitiers au mois d’avril dernier après 3 ans de montages administratif et financier et de construction que nous avons réalisés entièrement avec notre personnel, nos amis et toute notre famille ici présente.

La « Fromentellerie » : sa racine est le Froment, fruit de la terre et du travail des hommes. La deuxième partie du nom représente toutes les petites mains qui travaillent artisanalement pour réaliser les meilleurs produits dans l’intérêt des consommateurs (telle la coutellerie).

Permettez moi de commencer par remercier mes parents aujourd’hui disparus pour l’héritage de courage, de lucidité, d’entrepreneur et d’ouverture aux autres qu’ils ont su me donner. Je tiens aussi à remercier mon épouse Fabienne et nos 2 enfants et tous ceux qui ont mis leur énergie, leur cœur et leur intelligence pour faire aboutir ce projet et le faire fonctionner. Je remercie aussi le père François Labbé qui a béni notre fromagerie.
Sans la source financière, cet atelier de fabrication n’aurait pas pu naître. En effet, nous avons réalisé un crowdfunding où nous avons pu obtenir 30 000 euros notamment grâce au Professeur Joyeux qui nous a dédié sa newsletter du mois de décembre 2015. Nous avons également fait appel au mouvement des cigales.. Je tiens à remercier tout particulièrement notre président du département qui a su défendre et comprendre notre démarche. Sans la subvention obtenue, nous n’aurions pas réussi à financer cet atelier tant les normes imposées nous contraignent à assumer des investissements démesurés par rapport à notre taille.
A Beaulieu nous développons l’Agriculture bio holistique : c’est une agriculture qui a une obligation de résultats, et non pas uniquement de moyen, elle favorise l’emploi rural , respecte les paysages et la nature, obtient des aliments de bonne qualité nutritionnelle qui doivent avoir de l’odeur de la saveur et qui se conservent. Ce projet est la continuité de cette agriculture familiale. Ici, nous défendons la paysannerie qui est au service des consommateurs et non au service de la finance.

D’où je viens ?
Je suis né en France, pays choisi par Dieu pour défendre la religion chrétienne, issu d’une famille paysanne très pratiquante qui a toujours œuvré pour la défense des valeurs humaines et la transmission de ce qu’elle avait reçu. Mes parents ont maintenu ce patrimoine agricole et cette propriété chargée d’histoires pour ne pas perdre leurs racines et en aider d’autres à redécouvrir les leurs. J’ai connu cette ferme paysanne ou travaillait ma famille mais aussi 5 personnes qui habitaient le village. L’assolement était varié ainsi que les espèces animales. La transformation du lait en produits laitiers et la pratique du circuit court fonctionnait très bien. Nous vivions en harmonie avec nous même dans ce monde rural ou transpirait le bien-être et la joie de vivre.
Dans notre village il y avait une multitude de petites fermes, toutes avec la mixité culture et élevage, ou travaillaient beaucoup d’hommes et de femmes. Et puis il y avait de nombreux artisans et commerçants divers pour répondre localement aux besoins de chacun (4 cafés pour 350 habitants où l’on se retrouvait pour jouer aux cartes), il y avait une poste, une école une mairie et une église toujours pleine les dimanches. Les circuits courts étaient la pratique la plus développée, permettant ainsi la juste rémunération du travail fourni.
J’ai eu la chance de travailler avec des personnes loyales et dévouées qui ne ménageaient pas leur énergie. Ils ont été des exemples qui m’ont aidé à définir le chemin que je devais prendre.

Qui suis-je ?
J’étais un agriculteur qui s’efforçait de garder l’exploitation avec son élevage laitier qui m’avait été transmis par mes parents, avec toutes les contraintes qui ne cessaient de s’amplifier au fil des années (industrialisation de l’Agriculture). Ce modèle nous entraine dans une course sans fin aux économies d’échelle.
De 40 vaches en1985 je suis passé à 80 vaches en 1986, de 4000 litres par vache et par an à 9200 litres en 1995. Dès 1986 j’avais choisi d’abandonner petit à petit l’ensilage pour une ration sèche à base de foin et de céréales. J’étais en train de perdre le sens de mon métier. Les difficultés financières liées à l’élevage et la difficulté à trouver du personnel compétent et motivé m’entrainaient vers le désir d’arrêter la partie élevage pour me consacrer uniquement à la culture en quête des subventions.

Où je veux aller ?
Je veux redonner du sens à notre vie, pour cela je devais me ré enraciner pour mieux m’élever, c’est-à-dire prendre le modèle de nos ancêtres en y apportant de la modernité. La vocation du paysan étant de donner la vie et de travailler pour se nourrir. Je dois arrêter de courir après ces économies d’échelle par les volumes et l’agrandissement.
C’est ainsi qu’est né le développement de l’Agriculture bio holistique à Beaulieu dès 2009.
Notre objectif est d’arriver un jour à transformer toutes nos productions en produits finis ou en alimentation des animaux et de la terre.
Le lait transformé en fromage, le petit lait servant à nourrir la volaille et les cochons. Les céréales transformées en pain, le son servant de nourriture aux animaux, le lin et le chanvre transformés en huile, les tourteaux nourrissent aussi les animaux…

Ma famille ma foi et mon espérance m’ont donné la force de ne pas abdiquer devant toutes les difficultés que nous pouvons rencontrer. En transmettant à nos enfants et à notre entourage ces valeurs basées sur l’équilibre naturel, j’aurai le sentiment de m’ être élevé sur le chemin de Dieu.

 

Yves de Fromentel

« Le bouddhisme, une réinvention anti-chrétienne? »

Terre et Famille

en Brionnais

Samedi 21 octobre 2017 à 20h30

salle communale de Briant ( Saône et Loire)

 « Le bouddhisme, une réinvention anti-chrétienne? »

Pourquoi répète-t-on toujours que « le bouddhisme n’est pas une religion », que « le Bouddha était un simple philosophe » et que « la méditation est une technique laïque », « scientifiquement prouvée », devant conduire au « bonheur » et à « l’épanouissement personnel » ? Cette conférence montrera que ces affirmations, toutes fausses, sont en réalité issues d’un contexte et d’une entreprise bien particuliers : celui de la déchristianisation de l’Europe dans la seconde moitié du 19e siècle.

Marion Dapsance est docteur en anthropologie de l’Ecole pratique des hautes études (Paris) et a enseigné deux ans à l’Université de Columbia à New York. Elle est l’auteur des Dévots du bouddhisme (Max Mio 2016).   

Après la conférence, Terre et Famille vous invite à prolonger la discussion autour d’un buffet.

terreetfamille@gmail.com

terre-et-famille.fr

 

LE CHRISTIANISME M’A « TUER » (suite)

L’ange de Reims (13ème siècle)

Ce sourire angélique n’abuse pas de Benoist pour qui « l’anachorète disgracieux » est le prototype même de ces chrétiens décrits dès l’origine comme une « engeance exécrable formée de la ligue de tous les ennemis du genre humain, ramassis d’esclaves, d’indigents, de mécontents, de gens de rien et sans aveu, conspirant contre l’ordre établi, désertant le service militaire, fuyant les fonctions publiques, préconisant le célibat, maudissant la douceur de vivre, jetant l’anathème sur toute la culture païenne ». En somme des asociaux psychotiques !   Le « judéo christianisme » est un « dire-non au monde et à la vie » (A. de Benoist, Comment peut-on être païen, Albin Michel, 1981), une pathologie « reflet d’une aspiration régressive vers l’unique » (A. de Benoist, Vu de Droite, ed. Labyrinthe, 2001). Cette caricature ouvre l’ouvrage que Jean Dumont a consacré à quelques échantillons d’histoire faussaire (L’Eglise au risque de l’Histoire, ed. Criterion, 1981). Elle est de Celse revisitée par un polygraphe assez déconcertant, Louis Rougier. Ce professeur de philosophie a soutenu dans sa thèse de doctorat que la raison humaine est incapable d’atteindre des vérités universelles. Il s’est mêlé d’épistémologie, de physique, de géométrie, de métaphysique (il est contre), d’économie (il est pour le libéralisme puis contre). S’étant découvert une vocation d’apologiste antichrétien, il publia en 1925 Celse, le conflit de la civilisation antique et du christianisme primitif  (ed. du Siècle). Ledit Celse, philosophe grec du 2ème siècle exhala son hostilité pour les chrétiens dans Le discours vrai, connu seulement par les mentions qu’en fait Origène (3ème siècle) dans son Contre Celse. Ce qui suffit à Rougier pour en reconstituer le texte perdu et aux néo païens de la Nouvelle droite pour s’enticher de l’homme et de l’œuvre. Le GRECE éditera en 1974 un recueil de ses conférences sous le titre en reprise Le conflit du christianisme primitif et de la civilisation antique (préface d’A. de Benoist) et l’associera à la fondation de sa revue Nouvelle Ecole. Continuer la lecture de LE CHRISTIANISME M’A « TUER » (suite)

Le christianisme « m’a tuer » – 2

Je suis chargée de vous le dire pas de vous le faire croire (Sainte Bernadette Soubirous)

 LE CHRISTIANISME M’A ‘’TUER’’ (2)

          Par Jupiter ! Qu’ils étaient aimables ces dieux païens qu’a supplantés un dieu moche, bête et méchant venu de Judée ! Une « catastrophe » ! Ainsi parle Alain de Benoist, le maitre à penser du néo-paganisme, dans une  Disputatio  avec Rémi Brague (vidéo en ligne). Ah ! que revienne le sain et frais polythéisme indo-européen ! L’idée, qui n’est pas neuve, est à la mode sous deux espèces. Il y a ceux qui vont cueillir le gui au solstice avec une serpette en or et puis ceux qui, dédaignant ces « druides d’opérette », pensent. Depuis les années 70, leur Groupement de Recherche et d’Etudes pour la Civilisation Européenne (G.R.E.C.E) se veut « Nouvelle école ». Baptisé « Nouvelle Droite » par les médias, sa composition est instable et ses positions fluctuantes. Un invariant toutefois : la cathophobie.

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