Agenda / Programme


Programme de Terre et Famille, printemps 2018

Samedi 17 mars, 19h00 : Marie-Françoise Ousset nous présente la culture française à travers de nombreuses photographies. Cette conférence est ouverte à tous les âges. Venez nombreux en famille !

Samedi 28 avril, 20h30 : Paul Rignac nous présente l’histoire de la Petite Eglise en Charollais-Brionnais qui résulte du double refus de la Constitution civile du clergé (1790) et du concordat de 1801 par une partie de l’Église de France.

Samedi 9 juin, 20h30 : Bérénice Levet, philosophe et spécialiste de Simone Weil, nous parlera de l’enracinement.

 

Toutes nos conférences ont lieu en salle communale et sont suivies d’un buffet composé des spécialités familiales que chacun voudra bien partager autour d’un verre de l’amitié offert par Terre et Famille (Pas d’inscription et participation libre). Nos conférences sont filmées et disponibles sur notre site terre-et-famille.fr.

Conférence en France de Terre et Famille

 

– à Besançon(centre diocésain), le 1er mai à 18h, « Droits ou devoirs de l’homme »

 

Le mot du curé Pâques

Le Seigneur m’a consacré par l’onction, il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle

aux humbles, et leur donner l’huile de joie (Is 61, 1-3a.6a.8b- 9)

Chères sœurs et frères bien aimées de Dieu,

Moment extraordinaire, que nous préparons depuis plusieurs semaines durant le temps du carême pour qu’il soit une merveilleuse fête, la plus belle de l’année : solennité des solennités, la veillée pascale :

Tout commence dans le silence de la nuit, le silence de l’Amour qui accompagne ceux qui aiment. Le feu de Pâques s’élève dehors et illumine les visages de ceux qui sont venus dire leur amour à notre Seigneur. C’est magnifique.

Le feu est béni, on entend les crépitements des flammes pour allumer le cierge pascal : il est le signe de la Victoire de notre Seigneur Jésus sur le mal ; la Passion et la Résurrection ont fait leur œuvre d’amour. Puis le diacre ou le prêtre chante en levant le cierge pascal en le contemplant : « Lumière du Christ », les fidèles répondent « Nous rendons grâce à Dieu ».

Par trois fois en s’avançant vers l’église il recommence. Trinité de chants annonçant la victoire de l’Amour. Puis le cierge pascal est encensé et l’exultet retentit dans l’église où seuls les cierges des fidèles illuminent l’édifice. Ce chant annonce la victoire de Dieu pour nous donner la Vie éternelle, bienheureux ceux qui ont suivi le Christ dans sa Passion tout au long de la semaine, qui ont donné leurs péchés au Christ par la confession, la Joie de Dieu illumine leur cœur, leur regard, leur intelligence, leur corps.

Dieu est victorieux. Il est le Salut de nos vies. Il nous promet par sa résurrection l’entrée dans le Ciel. Le saint Suaire de Turin, les stigmates d’un saint François d’Assise, d’un Padre Pio sont des manifestations qui nous montrent que Dieu existe et qu’Il est vraiment vivant.

Heureux ceux qui acceptent de voir les signes de Dieu et changent de vie, le Seigneur les comble dès cette vie et les prendra dans son Cœur dans la Vie du Ciel.

Puis nous écoutons la parole de Dieu, qui nous retrace toute l’histoire du Salut, merveilleuse fresque biblique nous rappelant combien Dieu prend soin de chacun d’entre nous, et nous élève avec patience.

La liturgie baptismale nous fait exulter de joie, nous prions pour les baptêmes de cette nuit et tous les baptêmes de l’année. Nous sommes aspergés de cette eau qui donne la Vie, quel merveilleuse grâce….

Puis, sommet de notre vie Chrétienne : le prêtre consacre le pain et le vin qui deviennent le précieux Corps et Sang du Christ. Quelle joie de communier à cette vie divine qui s’offre à nous à chaque Eucharistie.

Nous nous plongeons dans le Cœur du Christ débordant d’Amour pour nous. C’est alors que nous pouvons repartir de l’église renouvelés par Dieu. Le Christ est ressuscité ! Cela change nos vies, enlève tous nos soucis, nos peurs, nos angoisses. Confions- nous à Lui vraiment, alors nos vies seront bouleversées. Dieu gouvernera nos existences pour notre Joie. De cet abondon découlera notre paix.

Chers sœurs et frères bien aimés de Dieu, je vous souhaite une merveilleuse fête de Pâques,

Christ est ressuscité

ALLÉLUIA ! ALLÉLUIA !

Le Curé

« Les Blancs » Conférence le 28 avril à 20h30 à Briant (71)

Terre et Famille

en Brionnais

 

 

Samedi 28 avril 2018 à 20h30

salle communale de Briant

 « Les Blancs en Charolais-Brionnais»

Par Paul RIGNAC

 Juriste de formation, Paul Rignac, installé depuis longtemps en Charolais, s’intéresse à l’histoire locale et publie en 2013 un ouvrage sur les « Blancs ». L’étude du mouvement anti-concordataire, appelé « les Blancs » dans notre région est riche d’enseignements sur les conséquences de la révolution française.

Il s’investit aussi dans l’action humanitaire en Asie du Sud-Est, notamment dans les pays de l’ancienne Indochine française. Au fil des années, il y recueille témoignages et archives personnelles offrant un éclairage de la colonisation très différent de la doxa anticolonialiste dominante

 

 Après la conférence, Terre et Famille vous invite à prolonger la discussion autour d’un buffet

(Pas d’inscription et participation libre). Nos conférences sont filmées et disponibles sur notre site terre-et-famille.fr.

 

Le mot du curé

 

 Méditation de St François de Sales

Non, ne vous étonnez de rien ; moquez-vous de ces assauts de notre ennemi […] Ne nous effrayons pas de ses fanfares : il ne saurait faire nul mal, c’est pourquoi il veut au moins nous faire peur, et par cette peur nous inquiéter, et par l’inquiétude nous lasser, et par la lassitude nous faire quitter […]. N’ayons pas de crainte que de Dieu, et encore, une crainte amoureuse ; tenons nos portes bien fermées ; prenons garde à ne pas laisser ruiner les murailles de nos résolutions et vivons en paix. Laissons rôder et virevolter l’ennemi : qu’il enrage de son peu de talent, mais il ne peut rien. Croyez-moi, ma chère Fille, ne vous tourmentez pas pour toutes les suggestions que cet adversaire vous fera. Il faut avoir un peu de patience à souffrir son bruit et son tintamarre aux oreilles de notre cœur ; au bout de là, il ne saurait nous nuire.

Nous sommes faits pour vivre transfigurés. Pas mal non ?… Le carême est fait pour cela : nous transfigurer.

Nous avons souvent peur d’être transfiguré. C’est-à- dire : devenir Lumière de Dieu. Et pourtant : n’est-ce pas là notre vocation ? Devenir Lumière de Dieu ! Car cela va se voir…le pape saint Jean Paul II a dit que notre monde manque de saints témoins de l’Evangile. N’est-ce pas encore plus vrai aujourd‘hui ?

Pour nous laisser transformer par La Lumière, il est évident que nous avons à faire partir toutes les mauvaises herbes de notre jardin intérieur. Et si nous l’avons laissé en friche trop longtemps il y a de grosses touffes d’herbe, des ronces, des orties et toutes sortes de plantes qui font de notre âme un champ de bataille.

En demandant à l’Esprit Saint de nous éclairer sur ce qui n’est pas conforme à l’Évangile, nous pouvons petit à petit avec douceur mais détermination : élaguer, couper, déraciner, nettoyer notre cœur, notre âme, notre intelligence, notre corps de ce qui les embarrasse pour vivre à fond de l’Evangile.

N’ayons pas peur de nous mettre à l’écoute de Dieu- par sa Parole, ses sacrements, les conseils d’amis de Dieu- pour transformer notre vie en une vie pleinement évangélique.

Retroussons-nous les manches pour ne jamais lâcher notre quête de Vie conforme à l’Amour qui nous aime tant.

L’Esprit- Saint travaille avec force et douceur. Soyons dociles, patients et actifs.

Très belle semaine sous le regard d’Amour de Dieu.

Le curé

Terre et Famille

en Brionnais

Samedi 17 mars 2018 à 19h00

salle communale de Briant (Saône et Loire)

« La culture française»

Par Marie-Françoie Ousset

 Diplômée de l’école du Louvre, guide-conférencière attachée au service des visites de la Direction des Parcs et Jardins de la Ville de Paris.

 Marie-Françoise Ousset nous présente la culture française à travers de nombreuses photographies. Cette conférence est ouverte à tous les âges.

Venez nombreux en famille !

La France fut, tout au long des siècles, amoureuse de la Beauté.

Les rois l’ont aimée et servie. Les villageois aussi.

Avoir réussi à mettre de la beauté en tout, toujours, pour tous et partout, voilà le génie de notre pays.

 

Toutes nos conférences sont suivies d’un buffet composé des spécialités familiales que chacun voudra bien partager autour d’un verre de l’amitié offert par Terre et Famille (Pas d’inscription et participation libre). Nos conférences sont filmées et disponibles sur notre site terre-et-famille.fr.

Terre & Famille : terreetfamille@gmail.com

Stéphanie Bignon 07.68.14.41.88 et Élisabeth de Malleray 06 52 45 21 00

le mot du curé

« Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! » (1 Co 9, 16-19.22-23)

« Imitez-moi, comme moi aussi j’imite le Christ » (1 Co 10, 31 – 11, 1)

Chers amis,

L’amour est présent dans tout l’Évangile. Jésus fait tout par Amour. Il nous a même donné un commandement : celui de l’Amour : « Aimez-vous les uns les autres. » et aussi : « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on vous reconnaîtra pour mes disciples. »

C’est donc l’Amour qui nous fait vivre, c’est l’Amour qui nous fait espérer, c’est l’Amour qui nous fait agir. Toute notre vie est faite pour aimer. Quelle joie !

Prier c’est aussi aimer ! Louer le Seigneur c’est aussi aimer ! S’extasier devant un coucher de soleil c’est encore aimer ! Faire silence pour gouter un instant, c’est aimer !…. Comme il est vital de nous rendre compte que notre vie peut n’être qu’Amour, alors tout change. Même nos souffrances deviennent source de grâces par la mystérieuse puissance d’Amour de Dieu. Car Lui seul peut faire cela. Quand nous souffrons, nous avons l’impression de ne plus aimer car la souffrance prend toute la place. Eh bien, il suffit de Lui dire dans son cœur ou à mi-voix : « Seigneur, je vous offre cette souffrance ». Lui, fait le reste. Nos souffrances offertes permettent à Dieu de soulager une personne seule, une âme du purgatoire, un malade dans son lit de souffrance. Il éclaire l’âme d’une personne faisant le mal pour qu’il se convertisse…

Alors n’hésitons pas. Vivons à fond dans l’Amour de Dieu et par Lui, aimons ceux qui nous entourent.

L’Amour est victorieux, extatique, et plein de joie.

Chers amis, Soyons des torches d’Amour pour le Cœur de Jésus et pour le monde.

Le curé

Le mot du curé

Nous savons que la vie Chrétienne est un véritable combat contre les forces des ténèbres. N’ayons pas peur de combattre comme nous le demande saint Paul, en revêtant l’équipement de Dieu : « Soyez donc fermes, avec la VÉRITE pour ceinture, la JUSTICE pour cuirasse et pour chaussures le ZÈLE à propager l’Évangile de la Paix. Ayez toujours en main le bouclier de la FOI, par lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin. Prenez aussi le casque du SALUT, et le glaive de l’ESPRIT, qui est la Parole de Dieu. » (Éphésiens 6)

Rien dans notre vie n’est étranger à ce combat pour la Lumière. En effet nous sommes déjà vainqueurs grâce à la Victoire de Jésus par sa passion et sa résurrection. Mais le Seigneur nous laisse le soin de nous revêtir de cette victoire pour défendre tout l’héritage qu’Il nous a légué, pour proposer la victoire de l’Amour à tous ceux qui nous entourent.

Rien dans notre vie, si nous le désirons, n’est perdu. Dieu se sert de tout pour apporter la vie plénière dans le cœur des Hommes. Chaque instant de notre vie offerte est source de grâces pour le salut. Souvenons-nous de sainte Thérèse de l’enfant Jésus qui nous dit que ramasser une épingle avec amour pour le Christ est source de grâces pour telle ou telle âme.

Oui, faisons de notre vie, une vie féconde et pleine de richesses pour ne pas laisser le démon abimer les Hommes et notre monde.

Chers amis, belle semaine dans la confiance en Dieu.

Le curé

Le mot du curé

« Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu » (Lc 21, 12-19)                                 

                                  « La foi naît de ce que l’on entend ; et ce que l’on entend, c’est la parole du Christ »  (Rm 10, 9-18)

Chers sœurs et frères bien-aimés de Dieu,

La croix est faite d’un axe vertical et d’un axe horizontal. Cela paraît évident mais face à cette image, le Seigneur veut nous dire quelque chose.            L’axe vertical est l’axe qui nous montre et nous invite à tendre vers le Ciel.  L’axe horizontal est l’axe qui nous parle de la terre, qui nous invite à embrasser notre vie sur la Terre. Notre Seigneur Jésus s’est incarné : « le Verbe s’est fait  chair et il a demeuré parmi nous ». Dieu s’est fait homme. Il y a là les deux axes de notre croix : le Ciel et la terre. Les deux sont inséparables : une croix sans un des axes n’est plus une croix. Il en est de même pour notre vie, si nous ne regardons que le Ciel sans faire attention à ce que nous vivons avec notre entourage, si nous ne regardons que la vie terrestre en oubliant le Ciel. Nous perdons petit à petit notre Humanité. Même les ermites sont ermites pour le monde et non pour se satisfaire de la tranquillité. Ils portent le monde dans leur offrande ; dans la rigueur de leur vie, leurs veilles, leurs jeûnes, leurs sacrifices accompagnés de la prière permanente. Il en va de même pour nous. Si nous construisons notre vie sans prendre en compte la vie en Dieu, nous devenons des personnes qui blessent Dieu, qui se blessent, qui blessent les autres, qui ne pensent qu’à elles-mêmes, qui ne cherchent qu’à profiter de leur petit confort. Là il y a grand danger. Surtout dans notre société dont certaines lois ne respectent plus Dieu et même ne respectent plus la loi naturelle. Alors chacun en va de ses revendications pour faire voter une loi qui l’arrange et qui légitime son mode de vie. C’est très dangereux car ces lois deviennent applicables à tout le monde, et cela change la société petit à petit en l’éloignant des lois naturelles et divines. Bien souvent, les amendements aux lois ou les nouvelles lois ne sont plus en lien avec le christianisme. Elles ne sont plus accordées avec ce que notre Seigneur Jésus a apporté comme message de lien véritable avec le Ciel et d’Amour véritable avec notre prochain.

Alors la croix de Jésus n’est plus respectée et ce n’est plus que deux bouts de bois qui n’ont plus de sens. Ou à laquelle il manque un axe.

Vivons la tête dans le Ciel avec les deux pieds sur la terre.

Que Dieu vous bénisse

Le curé

 

La loi NOTre tue les communes


La loi NOTRe, Nouvelle Organisation Territoriale de la République, approuvée le 7 août 2015, vient à la suite de la loi RCT (Réforme des Collectivités Territoriales) du 16 décembre 2010. Ces deux lois viennent modifier en profondeur tout le socle institutionnel de notre pays.

En bref et selon MBC, (association des Maires pour le Bien Commun, mairespourlebiencommun.fr ), voici résumée la loi NOTRe qui s’impose sans consultation de la population :

A. Le premier échelon territorial qu’est la commune est vidé de sa substance.

B. Le projet est de transférer l’essentiel du pouvoir communal vers l’échelon intercommunal.

C. Cette réforme territoriale, imposée par l’Europe pour réduire les dépenses publiques, a malheureusement l’effet inverse.

D. Le gigantisme des intercommunalités impose une gestion bureaucratique éloignée des réalités du terrain et la légitime décentralisation se transforme actuellement en une inacceptable reconcentration jacobine.   

La loi NOTRe achève le plan de dislocation de notre pays. La réforme sur la taxe d’habitation contribuerait à ce plan en privant les communes de revenus et d’autonomie fiscale. Comme la taxe professionnelle, elle serait remplacée par le versement d’une compensation … Or une taxe est versée en échange de services. En la transformant en compensation calculée sur des bases complexes et arbitraires et versée au bon vouloir de l’état, elle pourrait disparaitre sans explication tangible. Pourtant et comme toujours, les choses nous sont présentées avec les meilleures intentions du monde. Officiellement, la volonté du gouvernement est de réduire la pression fiscale, « le mille-feuilles administratif » et les dépenses publiques…

Dans les faits :

Les élus des petites communes sont des bénévoles qui sont remplacés par des fonctionnaires et des complications administratives ce qui, selon la Cour des Comptes, engendre un surcoût de 61.8% sur les dépenses publiques (Rapport de la cour des comptes 2014, page 130).

Le « mille-feuilles administratif » loin d’être simplifié est augmenté de strates aux missions mal définies.

Quant à la pression fiscale … avec quel argent l’Etat compte-t-il verser les compensations aux communes ? Et les communes privées d’une part de leur revenu ne devront-elles pas augmenter ailleurs les impôts ?

Ces lois de réaménagement du territoire sont des mines à fragmentations disséminées sur notre sol. Le PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable), par exemple, suggère « autoritairement » des mises aux normes européennes tel que le nombre de places de parking, le nombre de logements sociaux, les accès pour personnes handicapées… tout cela entrainant des dépenses de moins en moins couvertes par des revenus progressivement confisqués. La faillite prévisible des communes donnera une nouvelle bonne raison pour vouloir leur fin.

Le PADD s’autorise même à commenter sur le regrettable « enclavement de nos exploitations agricoles » Que faut-il comprendre ? Les populations des bourgs et des cités seraient concentrées dans de grandes agglomérations et les campagnes seraient composées de logements sociaux habités par de la main d’œuvre agricole bon marché au milieu de grandes étendues « exploitées » à outrance par des groupes financiers propriétaires de grandes exploitations désenclavées !? Ceci ne serait plus la France mais l’URSS ou l’Amérique du sud passée au fil du sabre des financiers de Wall street !

Le système en nous privant de la commune nous prive de l’échelon véritablement démocratique et de cette autonomie nécessaire pour notre édification personnelle et collective. La subsidiarité est le devoir de s’assumer dans la mesure de ses moyens. Or, le principe de subsidiarité en droit de l’Union européenne « vise à privilégier le niveau inférieur d’un pouvoir de décision aussi longtemps que le niveau supérieur ne peut pas agir de manière plus efficace. » Que veut dire plus efficace dans le cerveau des hauts fonctionnaires de l’Europe « Maastrichtienne » ? Plus efficace pour qui, pour quoi ?

Il semble plus prudent de retrouver la définition qu’en donne le Pape Pie XI dans l’Encyclique Quadragesimo Anno :

 » On ne saurait changer ce principe si grave de philosophie sociale : de même qu’on ne peut enlever aux particuliers pour les transférer à la communauté, les attributions dont ils sont capables de s’acquitter de leur seule initiative et par leurs propres moyens, ainsi ce serait commettre une injustice en même temps que troubler d’une manière très dommageable l’ordre social que de retirer aux groupements d’ordre inférieur, pour les confier à une collectivité plus vaste d’un rang plus élevé, les fonctions qu’ils sont en mesure de remplir eux-mêmes ».

Nous voici donc bien avertis et si notre première reconquête devait s’appeler Subsidiarité ?!

Stéphanie Bignon,

Terre et Famille, le 30 novembre 2017

 

Une version allégée se trouve sur le Boulevard Voltaire :

http://www.bvoltaire.com/loi-tue-commune-consulter-population/