Le mot du Curé

« À côté de la sagesse, j’ai tenu pour rien la richesse » (Sg 7, 7-11)

« Vends ce que tu as et suis-moi » (Mc 10, 17-30)

Chères paroissiennes et Chers paroissiens,

Continuons nos méditations avec saint François de Sales :
« Vous savez que lorsque le lac est bien calme et que les vents n’agitent point ses eaux, le ciel en une nuit bien sereine, y est si bien représenté avec les étoiles, que regardant en bas il semble que l’on voit la même beauté du ciel :
De même, quand notre âme est bien tranquille et que les vents ne sont point superflus, qu’il n’y a pas d’inégalité ni d’inconstance d’esprit, que rien ne la trouble ni l’inquiète, elle est fort capable de porter en elle l’image de Notre Seigneur.
Mais quand elle est troublée, inquiétée et agitée de diverses bourrasques, nous ne sommes nullement capable de représenter la belle et très aimable image de Notre Seigneur crucifié, ni la diversité de ses excellentes vertus. »

Pour vivre de la belle image de Notre Seigneur Jésus-Christ crucifié, il faut tout faire pour tenir notre âme égale et tranquille.

Saint François nous parle de la « belle » image de Jésus crucifié, car elle est rebutante en tant que telle, horrible de souffrance et d’abandon des Hommes. Mais elle est si belle surnaturellement ! Car c’est par ses souffrances que nous sommes sauvés.
C’est là qu’Il tue le mal et le péché, c’est par sa mort qu’Il tue la mort. Et par sa
résurrection, Il nous donne la vie éternelle dans la gloire.
Qu’il est doux alors de contempler la passion de Notre Seigneur si bon et si fou d’amour pour nous.

Prenons du temps pour contempler le Seigneur sur une croix ou représentons- nous cette croix avec le Christ en esprit pour Le laisser nous enseigner les Merveilles de son Amour.
Par la contemplation, nous permettons de passer de la connaissance intellectuelle de ce mystère à la connaissance du cœur de ce mystère. Ainsi nous pouvons le vivre de mieux en mieux et nous laisser transformer par la grâce.

Soyons des icônes de son amour, laissons le Christ refléter cet amour dans nos vies. « Seigneur fait briller sur nous ton visage et nous serons sauvés. » (Ps 80,4)

Belle est sainte semaine pleine de grâces,

Le Curé

Mois du Rosaire

Le mois d’octobre est traditionnellement consacré au Rosaire, (… )dévotion magnifique !

Au sujet du Rosaire, une première remarque s’impose : ce ne sont pas les hommes, ni même les autorités de l’Église qui lui ont valu sa popularité chez les chrétiens, mais bien plutôt l’insistance extraordinaire du Ciel ! Quand au 19° siècle la sainte Vierge Marie multiplie les apparitions sur la terre, avertissant des dangers qui menacent le monde, et voulant renouveler la piété chez ses enfants, elle ne cesse de demander qu’on dise le chapelet… Bien plus, à la rue du Bac, à lourdes, à Fatima, la sainte Vierge apparaît portant visiblement ce chapelet et Elle le fait réciter par les petits voyants. Un détail renforce encore cette impression : A Lourdes, vous remarquerez que la sainte Vierge porte son chapelet au bras. C’est étonnant ! Habituellement on porte un chapelet à la main quand on le récite, ou bien, comme certains ordres, passé dans une ceinture. Il me semble qu’il y a là une évocation d’un verset biblique assez connu au chapitre 8 du Cantique des Cantiques : Mets-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras… Le chapelet de Marie est le signe de sa prière et de son amour de Dieu. Pas étonnant qu’il puisse être aussi puissant pour nous !

Quand une mère demande, cela suffit pour qu’un bon enfant obéisse… La demande de Marie est claire, alors prions !

Pratique : Prions le chapelet plus fortement en ce mois d’octobre

Abbé Henri Forestier