Résistance Paysanne

Agriculture en déroute : cherchons des solutions 

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Journée de Résistance Paysanne

Samedi 4 juin 2016, de 10h à 17h.

Crypte de la paroisse saint Honoré d’Eylau,

69 rue Boissière 75116 Paris, Métro Boissière ou Victor Hugo.

Les agriculteurs sont le socle de notre pays et sont pourtant devenus les victimes d’un système financier oppressif, de politiques contradictoires et de normalisations à l’extrême. Nous aborderons trois points : 

Les causes profondes

La situation dans certains secteurs (élevage, grandes cultures, maraîchage, arboriculture…)

Des réflexions pour trouver ensemble des solutions

Avec 

Stéphanie Bignon et Elisabeth de Malleray, Terre et Famille 

Dominique Grève et Thierry François, Journées paysannes 

Alain de Peretti, Vigilance Halal

Olivier Martel, avocat au barreau de Privas (Ardèche), ruraliste

Thomas Flichy, professeur de géopolitique 

Stéphanie Bignon : 06 50 95 13 80 – Elisabeth de Malleray : 06 52 45 21 00 – terreetfamille@gmail.com – Emmanuelle François : 06 70 32 42 69 – emmanuelle-francois@wanadoo.fr


La première Journée de Résistance Paysanne, compte rendu

Intervenants :

– Emmanuelle et Thierry François des Journées Paysannes,

– Dominique Grève, aviculteur,

– Stéphanie Bignon et Elisabeth de Malleray de Terre et Famille,

– Le docteur Alain de Peretti de Vigilance Halal,

– Maître Olivier Martel, avocat au barreau de Privas (Ardèche), ruraliste.

Cette première Journée de Résistance Paysanne a eu lieu comme prévu, malgré les aléas, le 4 juin dernier à Paris et fut pour tous un beau moment de rencontre et de partage.

Une cinquantaine de personnes était présente, dont l’équipe de Médias Presse Info. Les échanges furent simples et riches, entre le public et les intervenants, aussi bien en conférence qu’à l’occasion du repas, partagé après le traditionnel « Bénis le labeur des paysans de France ».

L’idée d’organiser cette première journée de résistance est venue d’un constat simple : nos paysans sont victimes de nombreux maux dans l’indifférence presque générale.

Nous devons réagir face à la détresse de la paysannerie. Trouver les moyens de « redresser la tête » comme l’a si bien dit Emmanuelle François , « …pour les paysans et pour tous les Français… ».

Dieu a créé notre pays comme un immense jardin dont la vocation est de nourrir les hommes physiquement et spirituellement. Ce jardin est riche et varié par ses productions, la taille et le type de fermes et de fermiers, et l’unité de l’ensemble est assurée par la culture chrétienne.

Traditionnellement, comme nous le rappelle Stéphanie Bignon, au centre du village se trouve l’église et toute la communauté des hommes s’organise autour, en cercles concentriques. Le premier des cercles est occupé par la famille paysanne. Force est de constater que ces piliers de notre société sont aujourd’hui grandement menacés : nos églises, la famille, le pays(an), l’art(isan) …

Les témoignages des intervenants et du public montrent bien que la surabondance des textes et décrets administratifs, que les normes sanitaires et le modèle économique que l’on impose à l’agriculture sont autant de coups de boutoir visant la disparition des petites et moyennes fermes productrices de qualité, au profit d’immenses exploitations possédées par de grands groupes agro-industriels et la finance internationale.

L’enjeu de la cause paysanne dépasse le seul sort des paysans. Il s’agit de réagir à l’empoisonnement physique et spirituel dont nous sommes tous victimes.

Le docteur Alain de Peretti nous a montré comment le long travail passionné des éleveurs peut être réduit à néant dans les abattoirs qui pratiquent plus ou moins officieusement l’abattage rituel. Cette pratique fallacieuse, qui se répand en Europe, trahit notre tradition chrétienne, le respect de l’animal et de la sécurité sanitaire la plus élémentaire.

 Maître Martel, avocat spécialisé en droit rural, décrit l’agriculteur d’aujourd’hui comme un homme de dossiers. « Il doit connaître le droit du travail, le droit fiscal, le droit rural, le droit de l’environnement, ainsi que tous les règlements locaux, … Même si la justice, globalement, est attentive à la condition des agriculteurs, le personnel des organismes de tutelle étant le bras armé de l’État, le risque d’abus de pouvoir est grand ». Que peut faire une famille d’agriculteurs contre le « rouleau compresseur » de l’administration et des banques sinon céder ? Rien, semblent penser les représentants de l’État … ils se trompent, ils ont des paysans en face d’eux…des paysans au service de Dieu par Sa Création pour leurs frères. N’en déplaise, l’Angélus sonne encore dans nos campagnes, nous rappelant que le temps ne nous appartient pas plus qu’au « Grand Capital » : il appartient à Dieu. Tout ce que nous avons à décider c’est quoi faire du temps qui nous est imparti. 

En cette première Journée de Résistance Paysanne, nous décidons de dire simplement « Non !».  Maintenant, cela suffit !  Nous souhaitons lutter de toutes nos forces contre cette volonté d’éradication de l’esprit paysan. Nous proposons de mettre en place un réseau d’entraide ouvert à toutes les âmes de bonne volonté du pays : paysans, artisans, juristes, vétérinaires, agrobiologistes, laboratoire d’analyse indépendant et autres professionnels du secteur, mais aussi prêtres et communautés religieuses afin que les agriculteurs en difficulté se sentent concrètement entourés, soutenus, secourus. 

Conscients d’être des ouvriers inutiles, entretenons dans notre coeur la conviction que Dieu est fidèle. Si à son écoute, Il nous laisse nous engager sur une voie, ce n’est pas pour aboutir à une impasse. Quel que soit l’obstacle, il y a forcément un moyen de le contourner ou de le briser. Quel que soit l’ennemi, il y a forcément un défaut dans la cuirasse. A nous de faire preuve de foi, d’humilité et de réalisme. Ne nous épuisons pas dans des combats qui dépassent nos capacités du moment mais saisissons toutes les occasions que la Providence nous présentera pour fortifier nos positions, confirmer les fidélités et mettre l’Agresseur hors d’état de nuire. « Car si Dieu est avec nous, qui sera contre nous ? » 

Dans cette perspective, nous sommes ouverts à toutes les bonnes suggestions dont vous voudrez bien nous tenir informés.

Nous remercions tous les participants très chaleureusement ! 

Sophie Velut, Terre et Famille