Jeudi 4 juin : Jeudi dans l’octave de la Pentecôte

 

Envoyez votre Esprit et ils seront créés, et vous renouvellerez la face de la terre ! Tiré de la liturgie du jour.

Tous les symboles de la Pentecôte sont très clairs. Ils indiquent tous que le Saint-Esprit n’est pas là pour se tourner les pouces, mais pour gagner tout l’univers. En un mot que les paresseux et les tièdes s’écartent, vous allez voir ce dont est capable la troisième personne de la sainte Trinité ! Vous voyez les flammes ? C’est que ça va chauffer ! Vous entendez le coup de vent ? ça va déménager ! Vous écoutez les paroles des apôtres qui semblent comme ivres de la présence du Saint-Esprit ? Tous les peuples les comprendront ! Et bientôt les apôtres vont se répandre dans le monde entier, et à leur parole, les peuples vont se convertir.

L’histoire se reproduira souvent… Combien de fois on verra des régions chrétiennes et ferventes envoyer des missionnaires pour évangéliser des contrées encore païennes, au prix de grands efforts et d’une générosité incroyable… Ce sont les plus belles pages de l’histoire de l’Eglise ! Dans son enfance, Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus se passionnait pour les récits des missionnaires de son temps qu’on pouvait lire dans les annales de la propagation de la foi. Et elle épargnait quelques sous pour pouvoir donner à l’œuvre des missions ! Cet enfant comprenait ce que voulait l’Esprit-Saint, la conversion du monde ! Avons nous aussi cet esprit missionnaire ? Alors sans doute l’Esprit-Saint nous illumine…

Pratique : Faire dire une Messe pour que la foi se répande.

Abbé Henri Forestier

Lundi 1er juin : Lundi de la Pentecôte

 

Celui qui pratique la vérité vient à la lumière… Tiré de l’Evangile du jour.

Comment notre monde a-t-il pu se faire ainsi ? Quand on saisit les milliers de facteurs de température, de lumière, d’eau, d’équilibre pour que la vie puisse exister ! Comment vient l’âme dans l’enfant qui est conçu dans le sein de sa mère ? Il n’est ni son père ni sa mère, mais apparaîtra bientôt comme un être nouveau, plein d’espérance et de liberté ! Comment se fait-il que nous ayons le sens du bien et du mal ? Comment se fait-il que nous attendions le bonheur infini ?

A toutes ses question, celui qui a la foi répond facilement que Dieu est l’explication de tout cela. Mais pour beaucoup, la réponse ne paraît pas évidente… Ils se posent évidement ces mêmes questions, mais restent dans le flou quand à la réponse. Confortés qu’ils sont par le fait que tant de leurs contemporains répondent avec autant de doutes, voire avec des réponses faussées, inspirées d’un athéisme militant.

La première action du Saint-Esprit pour les hommes est donc d’éclairer leur intelligence et les introduire dans la vérité ! Avons nous jamais pensé à remercier Dieu pour toute cette lumière ? Avons nous ce culte de la vérité, dans nos paroles, nos attitudes, et nos jugements ? Nous comportons nous comme des fils de cet esprit de vérité ?

Pratique : Récitons le belle prière du Cardinal Verdier : O Esprit Saint, amour du Père et du Fils ! Inspirez-moi toujours ce que je dois penser, ce que je dois dire, comment je dois le dire, ce que dois écrire, comment je dois agir, ce que je dois faire pour procurer votre gloire, le bien des âmes et ma propre sanctification. O Jésus toute ma confiance est en vous.

Abbé Henri Forestier

Vendredi 15 mai : Saint Jean-Baptiste de la Salle

Lorsqu’on reçoit en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi-même que l’on reçoit. Tiré de l’Evangile du jour.

C’est un saint bien moderne que nous fêtons aujourd’hui ! Car bien avant les gouvernements civils, Dieu mit dans son cœur le souci de l’éducation des enfants dont on parle tant aujourd’hui. Il fonda ainsi les premières écoles d’instituteurs ! Jean-Baptiste de la Salle naquit à Reims en 1651. Il fut un enfant particulièrement pieux et studieux. Bientôt il compris que sa mission serait d’ instruire les pauvres dans la doctrine chrétienne et particulièrement à conduire la jeunesse sur la voie de la vérité (oraison de sa Messe). Au milieu de bien des contradictions, il fonda alors l’Institut des Frères des écoles chrétiennes en 1684. Cet institut fit un bien considérable dans l’histoire par l’éducation chrétienne des enfants. On les appelait les frères quatre bras, à cause d’un manteau qu’ils portaient toujours sans en passer les manches, et sans doute aussi à cause de leur inlassable travail ! Saint Jean-Baptiste de la Salle donna tous ses biens aux pauvres et mourut à Rouen le vendredi saint, un 7 avril 1719. Il fut canonisé en 1900.

On a jamais autant parlé d’éducation qu’aujourd’hui, et pourtant on constate comme jamais les échecs éducatifs ! S’il est vrai, comme le remarquait déjà saint Jean Chrysostome au 4° siècle, que former l’âme des jeunes gens me paraît un plus grand art que l’art du peintre et du sculpteur ! Comment espérer y arriver sans l’aide de Dieu, de la prière, de la foi chrétienne ? C’est une des leçons de notre saint, qu’il faudrait écouter aujourd’hui…

Pratique : Prions pour les enfants de nos familles

Abbé Henri Forestier

Mots spirituels

Vendredi 8 mai : De la férie

Personne ne vous ravira votre joie. Tiré de l’Evangile du jour.

Une des joies de la saison de Pâques, ce sont les fleurs ! Quiconque se promène dans la nature en ce moment, voit des centaines de fleurs des champs qui embellissent notre monde et nous font participer à la joie de Pâques ! Les amoureux des fleurs apprendront avec joie que deux fleurs se disputent l’honneur d’être la fleur typique de Pâques, le lys et la pâquerette. Le lys est, depuis toujours, l’emblème de la beauté. Jésus, dans l’Evangile, le souligne quand il le compare au roi Salomon, roi grandiose ! Regardez les lys des champs, comme ils croissent ! Ils ne peinent ni ne filent, et pourtant Salomon dans toute sa gloire ne fut pas vêtu comme l’un d’eux. Cette fleur magnifique, d’un suave parfum, commence à fleurir en mai, elle est donc un parfait symbole de Pâques, fête glorieuse et dont l’influence gagnera le monde entier ! Mais il y a aussi la bien nommée pâquerette qui a été ainsi nommé par les anciens, car même si elle fleurit toute l’année, elle pare la nature de tapis éclatants particulièrement au temps de Pâques… La pâquerette, humble fleur de pâques nous rappelle que l’immense amour de Dieu se révèle surtout aux humbles !

Dans son livre « les confessions », Saint augustin interroge toute la nature : « Parlez moi de mon Dieu… dites-moi de Lui quelque chose ! » La nature lui réponds : « C’est Lui qui nous a fait ! » Et saint augustin remarque : leur beauté était leur réponse…

Pratique : Pensons à fleurir nos chapelles, nos statues et nos calvaires, spécialement au temps pascal.

Abbé Henri Forestier

Dimanche 12 avril : Dimanche de Pâques

 

 

Commentaire liturgique :

C’est aujourd’hui la solennité des solennités, la plus grande fête de l’année. Le chant grégorien de la Messe du jour oscille entre une paix profonde et une joie exubérante : Quel commentaire de notre mystère de Pâques ! Les Alléluias sont mis en valeur, et la séquence victimae paschali laudes nous rejoue l’annonce extraordinaire qui a éclaté ce matin : Marie-Madeleine proclame la résurrection de Notre Seigneur ! La station (l’église de Rome où se passait la cérémonie du jour) est à sainte Marie Majeure. Comme un clin d’œil à une ancienne tradition, tout à fait charmante, qui rapportait que la toute première apparition de Jésus ressuscité fut pour la sainte Vierge, même si l’Evangile n’en parle pas !

Mot spirituel quotidien :

Je suis ressuscité, et je suis encore avec Vous, Alléluia ! Tiré de la liturgie du jour.

Le philosophe Nietsche écrivit un jour : Dieu est mort et c’est nous qui l’avons tué ! En disant cela il ne pensait pas à la mort de Jésus sur la Croix, mais plutôt à la volonté de construire le monde moderne sans aucune référence à Dieu. Ce que nous voyons trop bien de nos jours… Reste que personne ne peut vaincre Dieu ! Ils ont bien essayé, ces chefs des juifs, de se libérer de l’influence de Jésus, en le faisant condamner au supplice ignominieux de la Croix. Peine perdue, trois jours après Jésus est ressuscité ! Le monde entier resplendit maintenant de la beauté de son sacrifice d’amour. Le pardon a été gagné pour tous les hommes qui le voudront bien. Et brille devant nos yeux la lumière merveilleuse de la vie surnaturelle qu’Il est venu apporter dans le cœur des hommes. Tel est le sens de la fête de Pâques, la victoire du Christ proposée, et pour toujours, à tous les hommes de cette terre ! Et, selon sa promesse, Jésus est toujours parmi nous, glorieux, dans l’Eucharistie ! De cette hostie d’où sort, comme le disait le saint Curé D’ars, une transpiration de tendresse et de miséricorde pour noyer les péchés du monde. N’oublions pas de venir souvent le visiter et de porter cette grande joie au monde qu’il le veuille ou non ! Je suis ressuscité, et je suis encore avec Vous, Alléluia !

Pratique : Que notre sourire éclaire aujourd’hui ceux que nous rencontrerons

Abbé Henri Forestier

Vendredi 10 avril : Vendredi-Saint

 

Commentaire liturgique :

Aujourd’hui, c’est le plus grand jour de deuil de toute l’année dans l’Eglise. La piété populaire, en ce jour de la mort du Christ, aime parcourir avec Lui le chemin de la Croix. La fonction liturgique de l’après-midi est moins pratiquée, alors qu’elle est très traditionnelle et très profonde. Expliquons cette cérémonie. En entrant, le célébrant porte l’étole noire, et fait une longue prostration allongé à terre. Puis suivent en quatre parties. D’abord les lectures, avec particulièrement la Passion selon saint Jean, toujours aussi saisissante, surtout quand elle est chantée en trois pupitres, le lecteur, le Christ, et les ennemis du Christ. Ensuite viennent les grandes oraisons où l’Eglise prie pour tous les hommes de cette terre. Comment ne pas souhaiter, particulièrement aujourd’hui que tous les hommes de la terre soient touchés par le sacrifice accompli pour eux ? Après cela on adore solennellement la Croix. C’est un antique héritage de la liturgie de Jérusalem où les habitants voulaient absolument vénérer la Croix sainte qui venait d’être retrouvée par sainte Hélène. Les impropères (plaintes du Christ devant l’ingratitude de son peuple) qu’on chante pendant l’adoration sont absolument remarquables. Enfin, même si en ce jour on ne célèbre pas de Messe en signe de tristesse, on peut tout de même communier, pour nous unir intimement à notre maître. Aujourd’hui veillons à garder en nous le souvenir des souffrances de notre Seigneur.

Mot spirituel :

Quand il eut pris du vinaigre, il dit : Tout est accompli ; il inclina la tête et rendit l’esprit. Tiré du récit le Passion de Jésus, lue en ce jour.

Le Vendredi-Saint trois pensées nous occupent toujours l’esprit. D’abord une immense honte. C’est ainsi que nous avons traité le Fils de Dieu venu sur la terre ! Mais quel mal nous avait-t-il donc fait ? Et quand je dis cela, je ne pense pas simplement au peuple juif, le peuple élu de Dieu qui, globalement, l’a rejeté. Non je pense aussi à aujourd’hui ! Est-ce que les moqueries contre Dieu et la religion ont cessé ? N’y a-t-il pas encore une foule immense d’indifférents, de lâches et même de persécuteurs ? N’en faisons nous pas partie par nos péchés ? Prions pour que la miséricorde de Dieu descende sur tous !

Notre deuxième pensée sera, évidemment, pour Jésus. Abandonné des hommes, accablé d’outrages, Il porte courageusement son témoignage. Quel amour ! Il nous aime donc à ce point ? Rien ne saura le détourner de son sacrifice, et Il pourra dire, en posant doucement sa tête, Tout est accompli ! Ceux qui voudront bien regarder en auront assez pour comprendre le message. Allons nous croire à l’Amour qui nous a été donné !

Notre dernière pensée en ce jour, sera vers la Croix. Elle reste, et pour des siècles, le symbole de notre salut. Elle nous rappelle qu’un jour le Seigneur est venu sur la terre pour nous pardonner. Comment pourrait-on encore manquer d’espérance ? Quand il eut pris du vinaigre, il dit : Tout est accompli ; il inclina la tête et rendit l’esprit.

Pratique : Ne manquons pas notre méditation personnelle, et dans le silence, de la Passion de Jésus.

Abbé Henri Forestier

Jeudi 9 avril : Jeudi-Saint

 

Commentaire liturgique :

Autrefois, trois grandes cérémonies se tenaient le jeudi-saint. D’abord la Messe de réconciliation des pénitents. Ils faisaient pénitence publiquement depuis le mercredi des cendres, et, en ce jeudi-saint, l’évêque venait les prendre par la main et leur pardonnait leurs fautes. Ils pouvaient désormais réintégrer la foule des fidèles. Il ne reste rien de cette antique cérémonie aujourd’hui sinon l’obligation de se confesser au moins une fois dans l’année et de faire sa communion à Pâques ! La deuxième cérémonie, toujours actuelle, est la Messe chrismale ou l’évêque dans sa cathédrale consacre les saintes huiles (Saint Chrême, huile des catéchumènes, huile des infirmes) qui serviront à donner les sacrements pendant toute l’année. Enfin la dernière cérémonie la plus importante de ce jour, est la Messe du soir, appelée aussi in cena domini. Elle mélange la joie des beaux mystères de ce jour avec la tristesse de la Passion du Seigneur désormais toute proche. Les ornements sont blancs, l’autel fleuri, et la joyeuse cloche retentit au gloria. Mais on arrête vite la cloche pour la remplacer par la crécelle, et à la fin de la Messe on va dépouiller les autels. Une grande cérémonie surtout se pratique après l’homélie : le lavement des pieds. C’est le grand signe que Jésus voulut laisser à ses disciples, et que l’Eglise en bonne épouse, pratique toujours quelques 2000 ans après !

Mot spirituel :

Il se mit à laver les pieds de ses disciples… Tiré de l’Evangile du jour.

Si l’on devait trouver un mot qui résume le jeudi-saint, on dirait sans doute le service ! Aujourd’hui Jésus nous donne le mystère de l’Eucharistie. Il se rend présent sous l’apparence du pain, à notre service, au milieu de nous autant que nous le voulons. Profitons nous de son invitation ? Aujourd’hui Jésus nous donne les premiers prêtres, et tous ceux qui suivront… Ordonnés pour célébrer la Messe, pardonner les péchés et offrir leur vie toute entière pour le salut des âmes. Il sont donc là pour servir ! Et ils sont indispensables.Allez vous confesser à la Sainte Vierge ou à un ange. Vous absoudront-ils ? Vous donneront-ils le corps et le sang de notre Seigneur ? Non, la Sainte Vierge ne peut pas faire descendre son divin Fils dans l’hostie. Vous auriez deux cents anges là qu’ils ne pourraient vous absoudre. Un prêtre, tant simple qu’il soit, le peut. Il peut vous dire : Allez en paix, je vous pardonne ! rappelait avec force le saint Curé d’Ars. Aujourd’hui enfin, Jésus, tout Fils de Dieu qu’Il est, se fait serviteur et lave les pieds de ses disciples ! Ne croyons pas qu’il s’agit juste d’un beau geste symbolique, comme peuvent le faire les célébrités de ce monde. C’est bien plus que cela ! Jésus nous indique le chemin du bonheur. Tu veux être heureux ? Arrête de ne penser qu’à toi, de chercher tes aises ou ton argent, et sert là où le Seigneur t’a placé ! Leçon à bien méditer. Il se mit à laver les pieds de ses disciples…

Pratique : Comme l’église nous l’indique, prenons un peu de temps pour adorer Jésus présent dans l’Eucharistie.

Abbé Henri Forestier

Dimanche des Rameaux

Avec le dimanche des rameaux, nous entrons maintenant dans la semaine sainte.

Commentaire liturgique :

La cérémonie de ce jour comporte clairement deux parties. D’abord la bénédiction des rameaux et la procession. Cette cérémonie glorieuse, pratiquée à Jérusalem au 5° siècle, selon le récit d’Ethérie, la pèlerine bordelaise, a été conservée jusqu’à nous. Les fidèles sont invités à prendre un rameau dans la main et faire la procession, car ils font partie de ceux qui reconnaissent le Seigneur et veulent le glorifier. Ils garderont ce rameau à la main pendant le récit de la Passion, car ils savent que la gloire de Jésus se manifeste particulièrement là. Ils muniront les crucifix de leurs maisons de ces rameaux pour les protéger et se souvenir que le Seigneur doit être loué toute l’année ! La deuxième partie comporte la Messe et la lecture de la Passion. C’est une cérémonie douloureuse, où l’on veillera à bien écouter le récit de la Passion, tellement marquant. Que ce jour soit l’occasion pour nous de promettre au Seigneur d’accueillir l’amour qu’il nous indique par son sang versé.

Mot spirituel :

Voici que ton roi vient à toi plein de douceur !

Je ne sais pas si vous avez fait votre communion solennelle, ou profession de foi,comme on dit aujourd’hui ? Cette cérémonie qui sort de l’ordinaire, précédée d’une petite retraite, où l’on revêt un aube blanche et où l’on promet qu’on suivraJésus tous les jours de sa vie… Souvent je me suis dit que l’enfant qui faitcette promesse connaît bien peu la vie ! Il n’a pas expérimenté encore la lâcheté qui peut être la notre parfois, la déception que peuvent nous causer les
autres, la violence aussi de la sensualité qui nous habite tous… Et pourtantcette promesse reste belle et on s’en souvient encore des années après, commeune journée de lumière où l’on était proche de la beauté vraie…

Le jour des Rameaux, il me semble que Jésus fait vivre la même chose aux apôtres et à la foule qui le suivait. Il organise une mise en scène parfaite, entrant solennellement dans Jérusalem, tout comme le roi David, montant un âne ! Et tout le monde l’acclame, comment n’aimerait on pas celui qui répandit lesmiracles et les paroles de lumière ? Et Jésus est heureux de la louange desapôtres, des simples fidèles et des enfants… Même si Il sait que tous enresteront pas fidèles quand la Croix se profilera à l’horizon… Peu importe !
Ces moments de grâces marqueront les assistants pour la vie !

Profitons bien de cette belle fête pour prier le Seigneur de tout notre cœur, leremercier de sa bonté et humblement lui demander la fidélité ! Voici que ton roi vient à toi plein de douceur !

Pratique : Relire l’évangile de l’entrée de Jésus à Jérusalem

Abbé Henri Forestier

Mercredi 10 juillet : Les sept saints frères martyrs et saintes Rufine et Seconde

C’est bien neuf saints que nous fêtons aujourd’hui : Tout d’abord sept frères martyrs, vers l’an 162 à Rome. Le préfet usa de tous les stratagèmes possible pour les amener à sacrifier aux dieux, mais ils demeurèrent fermes, aidés par les exhortations de leur mère. Ils furent martyrisés les uns après les autres, pour essayer de fléchir leur constance, mais ils restèrent toujours fermes dans la foi. Quatre mois après c’est leur mère, sainte Félicité qui subissait le même martyr. Ensuite nous fêtons encore deux martyrs qui étaient sœurs de sang : Sainte Rufine et sainte Seconde. Ces vierges romaines vécurent un siècle après les précédents et refusèrent le mariage car elles avaient voué leur virginité à Jésus-Christ. Rufine fut la première à
être battue de verges, mais seconde récrimina que l’honneur du martyre lui revenait aussi. Les deux furent alors décapitées.

Rome célèbre aujourd’hui, parmi ses nombreux martyrs, quelques uns des plus édifiants. On ne sait qui il faut le plus admirer, entre les sept frères totalement fidèles, les deux sœurs qui désirent ardemment témoigner de leur amour pour le Seigneur, ou encore cette mère forte entre toutes ! La liturgie de la Messe a choisi cette dernière, à travers l’épitre qui loue la femme forte, et l’Evangile où Jésus proclame que sa vraie famille est constituée de ceux qui font la volonté de Dieu ! Que le Seigneur nous donne une vraie générosité !

Pratique : Ne nous permettons pas une
plainte en ce jour…

Abbé Henri Forestier

Mardi 8 janvier : de la férie

…ouvrant leurs trésors, ils lui offrirent des présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mt chapitre 2

Le mot Épiphanie, qui signifie manifestation, correspond vraiment bien à notre fête ! A Noël, en effet, le Seigneur se révèle simplement aux bergers qui appartiennent au peuple juif, et sont des personnes humbles et discrètes. L’écho de cette annonce n’avait sans doute guère retenti plus loin que Bethléem… Mais lors de l’Épiphanie, c’est à des païens et à des savants que se manifeste le Seigneur, et bientôt tout Jérusalem et des peuples entiers seront au courant de la naissance du Roi attendu depuis les siècles ! L’Épiphanie manifeste donc avec éclat, que Jésus est le Sauveur de tous les hommes ! Toute à l’esprit cette glorieuse manifestation du Seigneur, l’Église ajoute d’ailleurs dans sa liturgie, l’évocation de deux autres manifestations rayonnantes de Dieu – que nous verrons plus tard – les baptême de Jésus et les noces de Cana…

L’Évangile indique qu’après avoir vu l’Enfant, les mages offrirent spontanément de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Ils ont vu le Seigneur et leur cœur change, devient généreux ! C’est le signe qu’ils ont reçu la grâce particulière attachée à la venue de Dieu sur terre ! Et nous, l’avons nous reçue cette grâce ? Sommes-nous devenus plus généreux ? Si nous sommes maintenant plus tournés vers la prière et l’étude de la foi, nous offrons au Seigneur un encens bien parfumé…. Si nous devenons généreux avec nos biens, spécialement pour soutenir l’Église et sa mission, nous Lui donnons un or splendide ! Et si nous veillons à mieux supporter les peines de la vie, et à soulager les pauvres autour de nous, nous apportons une myrrhe précieuse au cœur de l’Enfant. Serions-nous devenus d’authentiques rois mages ?

Pratique : Penser aujourd’hui à offrir au Seigneur un peu d’encens, d’or et de myrrhe.

Abbé Henri Forestier