Hommage à Notre-Dame de Marie Françoise Ousset

La conférence organisée par l’AFC Tarn Sud (Association familiale catholique) et Terre et Famille Tarn en ce mardi 16 avril à Castres a fait salle comble.

Au lendemain de l’incendie dramatique de Notre-Dame de Paris, le thème de la conférence « à la recherche de l’âme de la France, terre des Arts » ne pouvait pas être plus en phase avec l’actualité…

La conférencière, Marie-Françoise Ousset, diplômée de l’Ecole du Louvres et guide-conférencière de la Ville de Paris, a rendu hommage au génie particulier des Français qui s’est exprimé tout au long des siècles, dans l’art militaire ou religieux, dans la peinture et la sculpture, mais aussi dans les petites choses du quotidien : objets, lavoirs, pigeonniers… Pour elle, l’art « gothique » de la cathédrale Notre-Dame de Paris est en fait un art « français » avant tout, né dans cette petite Île de France au XIIe siècle, dans un Moyen-Âge loin d’être « obscurantiste » ! Les larmes aux yeux en pensant au coq de la flèche de Notre-Dame disparu dans les décombres (et heureusement retrouvé depuis), Marie-Françoise Ousset a redonné de l’espoir aux auditeurs, encore sous le choc de ces terribles images de Notre-Dame en proie aux flammes, par sa vision pleine d’optimisme. En citant Charles Péguy, elle donnait la clé de sa conférence :

 » C’est embêtant, dit Dieu. Quand il n’y aura plus ces Français,
Il y a des choses que je fais, il n’y aura plus personne pour les comprendre.
Peuple, les peuples de la terre te disent léger
Parce que tu es un peuple prompt.
Les peuples pharisiens te disent léger
Parce que tu es un peuple vite.
Tu es arrivé avant que les autres soient partis.
Mais moi je t’ai pesé, dit Dieu, et je ne t’ai point trouvé léger.
O peuple inventeur de la cathédrale, je ne t’ai point trouvé léger en foi.
O peuple inventeur de la croisade, je ne t’ai point trouvé léger en charité.
Quant à l’espérance, il ne vaut mieux pas en parler, il n’y en a que pour eux. »

 

L’équipe AFC Tarn Sud et Terre et Famille Tarn

Avril 2019

 

Notre Dame de Paris, trois réactions de Terre et Famille

Notre Dame est en feu, d’une pierre plusieurs coups ?

Qui peut encore douter qu’« ils » nous méprisent ou qu’ils aient besoin de détruire l’âme de la France pour laisser libre court à leurs appétits ? Mais qui seraient- « ils » ?

Peut-être ceux qui, au mieux par incompétence, au pire par négligence volontaire, n’ont pas pris les mesures qu’imposaient des travaux à Notre Dame de Paris : « Les prescriptions pour les travaux sur monuments historiques étaient insuffisantes » s’indigne Didier Rykner rédacteur en chef du magazine la Tribune de l’art et très en colère, sur France Info ce matin.

« Ils » sont peut-être aussi ceux empêtrés hier dans une crise historique sans issue et des trafics inavouables ?

Ceux qui chantent parce qu’ils ont « fait l’œuf ». Ceux qui chantent leur toute puissance sans pudeur face au drame, affirmant qu’ils vont réparer Notre Dame, huit siècles d’envolée spirituelle, au lieu de se taire et de se repentir. Réparer comment sinon avec notre argent, le produit de la vente de notre patrimoine national ou notre souscription volontaire et attendrie ? Même l’enlèvement des gravas sera payé par les victimes que nous sommes !

« Ils » sont peut-être aussi ceux qui se rachètent une vitrine commerciale grâce aux assurances et une vitrine morale grâce à cette hypocrite contribution ?

Ceux qui, dans le même temps par peur panique d’être démasqués, jettent en prison tout contradicteur ?

Ceux dont la perversité n’a d’égale que celle de Lucifer. Le pervers utilise la faiblesse de personnes qui seront manipulées pour servir sa propre cause. Le pervers vous nuit gravement mais indirectement par le biais de ces personnalités serviles et conditionnées. Quand le mal est fait, il feint de n’y être pour rien et il feint de vouloir vous soulager. Et vous qui avez tellement besoin de secours dans votre immense peine, vous n’entendez que : « Nous allons ensemble réparer » … Et pourtant secrètement le pervers est au comble de sa joie, il sait que le mal fait est irréparable et que vous souffrez …

Mes chers amis, oui il faut prier, prions remplis de discernement. Le combat fait rage et Notre Dame, Sainte Patronne de la France qui n’était pas en tête de nos cortèges contre les lois immorales et qui n’est pas assez présente dans nos combats du moment, implore la conversion de nos cœurs.
Restaurons nos cœurs, devenons tous des tabernacles à l’image de Notre Dame qui a donné naissance à Notre Seul Sauveur.

Stéphanie Bignon
16 avril 2019

 

Chers amis de Terre et Famille,

c’est l’entrée dans la semaine sainte, nous prierons pour tous nos frères catholiques, qui se sont endormis ainsi que nos familles. Oui nous rebâtirons Notre Dame, ravagée par les flammes. Notre cœur est à Dieu.

Nous avons pâli, nous avons pleuré amèrement, tellement plus que simplement attristés devant les flammes ravageuses de cet incendie. Si l’Eglise ne peut nous protéger de la main meurtrière des hommes Dieu lui nous sauvera toujours. Benoît XVI nous l’a dit, d’une certaine manière, limpide ! Nous avons des oreilles … faites pour entendre … ou être arrachées ?
Nous n’avons pas le choix chrétiens, c’est d’abord dans votre cœur qu’il faut rebâtir Notre Dame.
Nous marcherons, oui, de Paris a Chartres, pourquoi pas de Versailles ND à Paris ND, d’abord !

Catherine, Versailles, le 16 avril 2019

 

Chers amis de Terre et Famille,

Comme chrétien catholique et comme natif de Paris, je viens de recevoir un violent coup de poignard dans le coeur. L’incendie de Notre Dame de Paris un lundi Saint est pour moi plus qu’un symbole. C’est surtout un avertissement même si la destruction de 856 années d’Histoire est aussi une douleur et un chagrin immenses.

Nous ne nous laisserons pas endormir par les commentaires iconoclastes des journalistes et autres « spécialistes » quand en plus, certains de ces commentaires sont dits avec le sourire! J’aurais eu plus de penchant à les croire s’ils avaient été dits avec un chagrin sincère mais on ne peut demander à des gens dont le métier est de vivre du sensationnel d’avoir au moins de la pudeur.

Nous ne nous laisserons pas endormir par le discours de certains politiques qui voudraient se faire passer pour « catholiques » alors que toutes leurs oeuvres et leurs lois ne le sont nullement, catholiques. Vous m’aurez compris.

Quant à ceux dont l’existence et l’engagement politique auront été de servir de bien vilaines chapelles où il est plus question de « bouffer du curé » que de manger le Corps du Christ, je les laisse patauger dans le marigot de leur hypocrisie.

Faut-il donc que la France voit partir en fumée le plus beau joyau de sa foi pour qu’elle se rappelle douloureusement les racines chrétiennes de son existence?…

Je passerais donc outre les convocations au mélange des genres, c’est à dire pour être franc dans tous les sens du mot, au politiquement correct qui nous ferait confondre la France fille aînée de l’Eglise, le pays réel et la république qui la gouverne.

Je vois donc dans cette catastrophe un signe du Ciel, un rappel, un avertissement pour des épreuves plus grandes encore dues aux blasphèmes continuels de nos décideurs qui n’ont de cesse d’envoyer des crachats à la Sainte Face de Notre Seigneur.

Alors bien sûr cette cathédrale a des chances d’être reconstruite mais sur combien de décennies et nonobstant des pertes irréparables. En attendant il serait bon de commencer à réparer en cette semaine sainte par la récitation de chapelets et de rosaires dédiés au Sacré Coeur de Jésus et au Coeur Immaculé de Marie coeur qui , porté par la Pureté et la Dévotion mêmes, nous a assuré qu’à la toute fin IL triompherait…

Cordialement en Christ pour cette semaine sainte.

Jean-Michel, Savoie, le 16 avril 2019

Le mot du Curé

Chères paroissiennes et Chers paroissiens,

Cette semaine, nous avons fêté l’Annonciation faite à la Sainte Vierge Marie.
C’est le premier mystère joyeux de notre rosaire !

Quelle joie de fêter notre mère du Ciel. Quand nous fêtons la Sainte Vierge, nous fêtons notre Seigneur. Car Marie est toujours relative à notre Seigneur Jésus : nous fêtons son Incarnation dans le sein de Marie : « le Verbe s’est fait chair. » Comme nous le disons trois fois par jour dans l’angélus.

Le fruit du mystère de l’Annonciation est l’humilité.
La sainte Vierge a accepté qu’il Lui soit fait selon la parole de l’ange : non pas ce qu’Elle en a compris mais de ce que Dieu fera d’Elle. Elle se fait toute relative à Dieu, toute disposée à accepter tout ce que le Seigneur désire pour Elle et pour l’Humanité. Elle se rend bien compte que cela la dépasse complètement et qu’elle n’a qu’une seule chose à faire : s’abandonner à LUI.
L’humilité est le secret de notre vie chrétienne. Pour être humble, il faut devenir pauvre de cœur, laisser passer intérieurement notre prochain devant nous en toute chose. Se faire serviteur de ceux que nous côtoyons.
C’est accepter d’écouter, de laisser notre interlocuteur aller jusqu’au bout de ce qu’il a à nous dire, et de bien souvent se dire qu’il a sans doute raison. Et si cela n’est pas le cas : pouvoir dire son point de vue avec douceur et non en l’imposant. Si c’est la vérité, elle s’imposera d’elle-même.

Sûrement c’est ce que la Sainte Vierge et Saint Joseph faisaient quand ils avaient quelque chose d’important à se dire, pour ne pas se blesser et continuer de croître dans un amour réciproque.
Attitude d’accueil de Dieu et de nos proches : l’humilité est une des sources de sagesse.

Chères paroissiennes et Chers paroissiens, demandons un cœur humble, doux et vrai pour vivre sous le regard de notre Seigneur dans la joie. Pendant ce car-aime. Et au-delà !

Le Curé