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Depuis sa cellule, Reiner Fuellmich lance : « Les monstres ne m’ont pas eu… et ils vont payer ! »
Un cri de défi venu des profondeurs de la prison allemande.
Le 19 avril 2026, l’avocat et ancien animateur du Comité Corona, Dr Reiner Fuellmich, a fait parvenir une longue déclaration explosive à ses dizaines de milliers d’abonnés sur Substack. Incarcéré depuis son arrestation spectaculaire au Mexique en 2023, l’homme qui s’était fait connaître pour ses enquêtes virulentes sur la gestion de la pandémie de Covid-19 ne semble pas avoir perdu une once de combativité. Au contraire : il affirme que son procès était « bidon », qu’il a été victime d’un enlèvement et de « torture blanche », et qu’il tient enfin les preuves pour faire s’écrouler toute l’affaire.
Le contexte en quelques mots
Reiner Fuellmich, avocat spécialisé dans les actions collectives, avait créé avec d’autres le « Corona Investigative Committee » pendant la pandémie. Objectif affiché : réunir des preuves pour des poursuites internationales contre les responsables politiques, scientifiques et économiques de ce qu’il qualifiait de « plus grande fraude de l’histoire ». Des dons importants ont afflué. Mais en Allemagne, il est accusé d’avoir détourné une partie de ces fonds via des contrats de prêt fictifs à son profit et à celui de proches. En avril 2025, un juge l’a condamné à une longue peine de prison. Fuellmich a toujours crié au complot et au procès politique.
Les deux « bombes » de sa nouvelle déclaration
Dans son texte, Fuellmich explique que deux événements récents ont tout changé et lui permettent de renforcer sa plainte civile en dommages et intérêts (qu’il qualifie d’« indestructible »).
La « confession involontaire » de Viviane Fischer
Son ancienne co-animatrice du Comité Corona a publié fin décembre 2025 un article sur sa propre plateforme. Elle y écrit explicitement que les fameux contrats de prêt étaient « des contrats fictifs ». Or, lors du procès, les témoignages (le sien et ceux de deux avocats berlinois, Justus Hoffman et Antonia Fischer) étaient beaucoup plus flous ou contradictoires. Pour Fuellmich, c’est la preuve que plusieurs personnes ont menti devant la justice. Le juge Schindler aurait construit sa décision sur un « accord secret implicite » qui n’existerait nulle part par écrit ni même verbalement. Résultat : selon lui, la condamnation repose sur du sable. Il appelle même à des enquêtes pour faux témoignage et « perversion de la justice » contre le juge.
Les liens supposés avec un réseau Epstein
Deuxième choc : une ordonnance du tribunal de Göttingen lui fait penser que ses persécuteurs (ceux qui ont orchestré son extradition du Mexique) appartiennent ou protègent un milieu lié à l’affaire Jeffrey Epstein. Il évoque des abus rituels sur enfants, des « mangeurs de bébés » (selon ses propres termes), et des investissements massifs des ultra-riches dans la pandémie. Il cite notamment les fichiers Epstein et un rôle supposé de Bill Gates.
« Tout cela va être investigué et exposé dans les moindres détails », promet-il, en précisant que ses équipes travaillent déjà sur un plan « en dehors des systèmes judiciaires corrompus du monde occidental ».
« Rien ne m’a brisé »
Le ton de la lettre est particulièrement fort. Fuellmich raconte les conditions de détention qu’il décrit comme sadiques et sataniques (« white torture » : isolement, privations sensorielles, pressions permanentes). Pourtant, il martèle :
« Juste pour rassurer tout le monde, je suis toujours debout. Rien de ce que les monstres ont fait pour me briser et me faire taire n’a fonctionné. »
Il assure que ces expériences lui ont même renforcé la conviction que les prisons ne sont pas nécessaires : « les monstres seront éliminés autrement ». Et il conclut sur une note d’espoir militant :
« Nous allons vivre dans un monde humain, propre… notre monde, sans aucun monstre. »
Pourquoi cette déclaration fait-elle autant de bruit ?
Pour ses nombreux soutiens (qui le voient comme un lanceur d’alerte persécuté), c’est la confirmation que l’affaire dépasse largement un simple litige financier : il s’agirait d’une vengeance du « deep state » contre celui qui voulait juger les responsables de la pandémie.
Pour ses détracteurs, ces accusations relèvent de la théorie du complot, mélangeant faits judiciaires et fantasmes (Epstein, rituels, etc.). L’affaire reste hautement controversée : les autorités allemandes maintiennent qu’il s’agit d’un dossier de droit commun sur des détournements de dons.
Quoi qu’il en soit, même enfermé, Reiner Fuellmich continue de mobiliser. Sa nouvelle plainte civile mise à jour et son appel à contourner les tribunaux traditionnels pourraient relancer le débat judiciaire et médiatique dans les mois à venir.Un combat qui ne s’arrête pas aux barreaux.
Que l’on adhère ou non à sa vision du monde, le personnage force le respect par sa ténacité. Reste à savoir si ses nouvelles « preuves » tiendront devant une justice qu’il accuse elle-même d’être aux mains des « monstres ». L’avenir, comme toujours, tranchera.
Ndlr : basé sur la déclaration officielle de Dr Reiner Fuellmich du 19 avril 2026. Les éléments rapportés sont présentés comme ses affirmations personnelles ; ils font l’objet de procédures en cours.
Source : France Soir
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Suite…
J’ai oublié pleins de choses, en effet. Nous en aurions pour tellement longtemps à se remémorer tout ce qu’on a pu subir par cette République maçonnique. J’ai oublié une chose essentielle qui vous tient à cœur : les animaux, et tout particulièrement les vaches.
Je possédais un petit troupeau d’une douzaine de vaches et d’un taureau comme je vous l’ai déjà précisé. Mes parents, et tout particulièrement mon père, avait deux métiers, tonnelier et une petite ferme. J’ai également eu deux métiers. J’ai appris le métier de menuisier-charpentier et pris également la petite ferme de mes parents. Que j’aurais dû conserver au lieu d’essayer de m’agrandir.
Je me suis marié en juin 1968. Je me suis installé en 1973, à mon compte avec les deux métiers. L’artisanat a été laminé par l’industrialisation des fenêtres, des portes etc. On ne fabriquait plus rien, car nous n’étions pas compétitifs. Ces deux métiers étaient reliés à l’agriculture, c’est-à-dire la MSA. Je me suis donc consacré à l’agriculture.
À partir des années 1970, est apparu la culture de maïs et d’herbes de ray-grass pour en faire de l’ensilage et nourrir les bêtes à l’écurie. On a vu apparaître dans ces années-là les stabulations libres, ce qui permettait de nourrir les animaux sans les sortir dans les pâturages. On a commencé à voir dès ces années-là un nombre exagéré de techniciens agricoles qui circulaient dans les campagnes pour promouvoir cette nouvelle façon de nourrir les animaux. Je n’ai jamais accepté ça, car la culture du maïs et du ray-grass en ensilage, pourrissait le foie des vaches, qui devenait impropre à la consommation, car la fermentation alcoolique du maïs et du ray-grass formait des cirrhoses à toutes les bêtes.
Cette monoculture était au détriment du foin de trèfle, du foin de luzerne, des choux et des betteraves. J’ai donc continué comme nous avions l’habitude de faire, à faire du foin et cultivé des choux et des betteraves. La majorité des cultivateurs adoptaient la nouvelle méthode, et acquéraient le matériel nécessaire compris.
Nous avons vu également apparaître dans les années 1977, le bouclage des bêtes avec la petite carte rose de traçabilité. Là aussi, bien évidemment, nous sommes venus de force pour m’obliger à baguer mes bêtes mais toutes les bêtes qui naissaient chez moi ne l’était pas, car je refusais cette méthode de traçabilité.
Alors, la répression administrative a commencé. On ne pouvait plus vendre nos bêtes, sans cette carte de traçabilité, ce qui devenait un handicap commercial sérieux et payer nos charges sociales qui devenaient de plus en plus lourdes. Nous avions un bon ministre de l’Agriculture, un ancien de la JEC (Jeunesse Etudiante Catholique), associé bien évidemment avec la JAC (Jeunesse Agricole Catholique), Henri NALLET.
A 6 h du matin, la gendarmerie est venue nous informer que nous avions une contrainte par corps pour régler nos charges sociales. Ne pouvant pas les régler, j’ai été conduit à la maison d’arrêt de Nantes afin d’exécuter la contrainte par corps. Panique totale à la maison, devant nos enfants, si je me souviens cela devait être en 1977 ou 1978. Ma femme a réussi, quelques jours après, avec l’aide de quelques amis qui nous restaient à rassembler la somme afin de lever la contrainte par corps. Revenu à la maison, j’ai continué de travailler de la même manière, toujours aussi obstiné, à ne pas rentrer dans ce système qu’on nous obligeait à suivre.
Sont venus ensuite les vaccins obligatoires, dont on ne comprenait absolument pas la raison, encore de payer le vétérinaire pour faire des vaccins sur des vaches saines. Voilà qu’on nous annonce que le Warron était dangereux pour la vache, mais n’était pas dangereux pour l’homme. Voilà pourquoi il fallait vacciner. Là encore, je refusais cette méthode. J’ai été sauvé de la prison par une dame qui est venu de la chambre d’Agriculture afin de contrôler mes bêtes et les boucles. Mes vaches étaient en pâture, en bordure d’un bois, une parcelle que j’exploitais et pour s’y rendre il y avait un chemin creux. Cette belle dame, venue tout droit des bureaux de la chambre d’Agriculture n’avait pas prévu de bottes ni rien du tout. Je la conduis en bordure du chemin, lui indiquant le chemin vers les vaches. Je suis parti en la laissant là. Elle m’a rejoint un peu plus tard à la maison en me demandant de rentrer mes bêtes, ce que bien évidemment j’ai refusé. De colère, elle m’a donné le papier justifiant que mes bêtes étaient en règle. Voilà comment j’ai été sauvé de la prison, mais non comme certains collègues dans le pays de Retz, qui ont fait de la prison car leurs bêtes n’étaient ni vaccinées ni baguées. Ils ont été contraints, malgré leur emprisonnement, d’accepter tout ce à quoi ils s’opposaient, exactement comme moi.
Nous avons su plus tard que le Warron perçait le cuir de la vache et rendait le cuir impropre à l’industrialisation du cuir, ce sont ces industriels qui obligeaient les agriculteurs à payer afin d’avoir un produit propre. Ce qui n’est évidemment pas normal.
Ce qui vous montre que la persécution du monde agricole ne date pas d’aujourd’hui. J’oublie certainement encore beaucoup de choses. La révolte en moi est toujours là, contre cette oligarchie destructrice de l’humanité tout entière. Nous n’avons pas su refuser et s’opposer farouchement dès le début à toutes ces absurdités, car comme le dit le Christ dans la Tentation du désert qu’il a eu : « Nous avons laissé entrer Satan par l’argent » ce qui a corrompu tout le système et toute notre société.
Je vous ai expliqué cette histoire des quotas laitiers jusqu’à la vache folle. La vache folle… on en était rendu à nourrir des ruminants avec de la viande carnée, ce qui a provoqué la maladie de la vache folle. Etant complètement à contre-courant et voyant le développement de mon exploitation par la vente sur les marchés, j’ai été contraint de vendre et d’abattre mes bêtes juste avant l’abattage forcé de la vache folle comme mes bêtes n’étaient pas ni vaccinées ni baguées, l’abattage aurait été obligatoire par les services vétérinaires qui ont toujours collaborés avec le système.
La pression constante que j’avais sur mon exploitation, par l’administration, les chambres d’agriculture, DDA, était continuelle. Ils nous forçaient à abdiquer. Vous pouvez comprendre à travers tout mon récit, pourquoi je me suis intéressé depuis si longtemps à l’histoire de la Bretagne. Cela m’a permis de comprendre l’origine de cette volonté de vouloir détruire, tout d’abord la monarchie et aujourd’hui l’œuvre du Créateur. Le Roi Louis XI, dit l’Araignée, était un véritable serpent qui pour agrandir son royaume n’hésitait pas à tricher, à trahir et même à exécuter ses opposants. Ce qui s’est passé avec Charles le Téméraire et également avec François II de Bretagne et là nous en connaissons la suite. Des traîtres au peuple ne datent pas d’aujourd’hui.
J’aurais encore beaucoup de choses à vous raconter mais je pense avoir résumé l’essentiel.
Le Bulletin de l’Association des Pèlerins Bretons et la Frairie Saint Benoît en Pays Gallo


Journal d’un paysan 1973-2026

Parler de la paysannerie aujourd’hui est une utopie. En 1990, époque où j’exploitais 71 hectares en polyculture-élevage et en agro biologie, le système a complètement démoli les paysans au profit de l’industrialisation. Je suis très en colère de voir encore aujourd’hui qu’on se sert de l’appellation paysan qui n’ont rien à voir avec la véritable paysannerie. Cette paysannerie qui a fait la France et que la France sans paysans n’existe plus.
L’absurdité du système consacre les terres agricoles à faire du méthane ou de l’éthanol. La terre est faite pour nous nourrir nous et tous ceux qui vivent sur cette Terre, c’est-à-dire les individus et non pour en faire un produit industriel qui ne sert que de système financier. Ces pauvres ignorants qui se disent agriculteurs font absolument le jeu du pouvoir aujourd’hui. Ils sont tous fiers d’être arrivés à Paris en tracteur, quelle connerie. On est réduits à aller acheter de la nourriture dans les pays du Mercosur et sud-américains et ils espèrent faire annuler la signature de cet accord. Tout est déjà programmé depuis très longtemps. Dès 1967 les accords de Toronto les 666 dirigeaient le monde agricole, l’artisanat et tout ce qui était à usage familial. On a eu la révolution de 1968 qui a accentué cette destruction. Quand on se souvient des accords de Grenelle qui n’ont été qu’une supercherie et faire croire au monde ouvrier qu’ils avaient gagnés sur le patronat. Ils se sont tiré une balle dans le pied. Tout était manipulé.
Ensuite en 1984, sont intervenus les quotas laitiers et une grande majorité des agriculteurs ont pris la cessation laitière au profit de ces industriels agriculteurs aujourd’hui pour faire des exploitations de 200, 300 ou 400 hectares, qui ne sont pas là pour nourrir la population mais pour entretenir le système financier.
Aujourd’hui, Terre et Famille me fait revivre tout ce que j’ai connu du monde agricole et que je pensais avoir oublié. J’aimais mon métier et je n’ai jamais cédé à cette façon d’opérer par le pouvoir de la finance. Cependant, je me suis aperçu m’être trompé en agrandissant l’exploitation, car à cette époque en 1984, les terres devenaient libres suites aux cessations laitières. J’ai compris très tôt que je commettais une erreur car le matériel dont je disposais allait devenir obsolète, il fallait donc toujours investir encore et encore. Voilà, à partir de là, comment j’ai transformé l’exploitation dont j’étais l’exploitant. J’ai conservé la surface agricole. J’ai adapté mon matériel à la surface agricole dont j’étais exploitant sans recours à l’emprunt et sans la recherche de matériel agricole démesuré, qui ne pouvait que nous endetter. J’ai subi les foudres du monde agricole. J’ai investi dans un moulin pour transformer ma production parce que le prix des céréales ne couvrait pas les frais de mise en culture. Je partais sur un autre créneau mais malheureusement j’ai eu un grave accident en 1992 qui aurait dû me rendre complètement paralysé. Je suis passé dans la prise de force du tracteur. Mes riverains en terre agricole m’ont dit : « si seulement le moulin avait fait un tour de plus ! » afin d’espérer ma mort et récupérer les terres. Car je n’étais pas inscrit à la PAC. Je refusais l’engrenage qui ne pouvait nous conduire qu’à détruire la paysannerie.
Je me souviens également qu’un abattoir est venu me voir, à qui je vendais déjà des lapins, car nous avions un atelier lapin de 50 mères que l’on vendait à cet abattoir. Nos produits étaient de qualité et l’abattoir souhaitait que je m’agrandisse. Je ne les nourrissais qu’avec mes céréales et le fourrage de l’exploitation. J’ai reçu le technicien qui m’a fait un beau plan de bâtiment et où j’avais donc une production à fournir tous les mois qui allait rembourser le bâtiment. Je n’avais plus qu’à signer au bas de la page. Mais, ayant compris la manière dont il voulait opérer, je voulais qu’il me garantisse le prix d’achat au kilo du lapin, compte tenu de l’étude qui a été faite sur ce montant-là. Il me répond que ce sont les cours de la viande qui sont fluctuants et qu’il ne pouvait pas me garantir le prix de l’étude. Je lui ai répondu que le remboursement aurait dû être fluctuant lui aussi, mais ce n’était pas possible. Il a vu que j’avais compris leur façon d’opérer. Il a refermé sa proposition et je ne l’ai jamais revu. J’ai été obligé de changer d’abattoir pour continuer à vendre mes produits. Curieusement, mes produits n’avaient plus la même qualité…
Deuxièmement, j’ai acheté un tracteur neuf en 1985, un AVTO MTZ Belarus de 65 chevaux. Une reprise de mon tracteur Renault que j’avais en propriété et le reste était payé en trois campagnes. Au bout de la deuxième campagne, le représentant venait m’offrir un tracteur 4 roues motrices au lieu de 2 roues motrices et il me reprenait l’autre, mais je savais qu’il ne me restait qu’une campagne à payer pour le tracteur précédent qui était encore quasiment neuf. Sa proposition ne me convenait pas car cela me faisait repartir pour trois campagnes à nouveau avec ce tracteur neuf. Il a vu que j’avais compris leur façon d’opérer. Il a refermé sa proposition et je ne l’ai jamais revu. J’étais sur la commune, le seul à avoir conservé la méthode de travail de mes parents et grands-parents, en polyculture-élevage.
À la suite de tous ces évènements, et après mon accident, comme nous faisions les marchés pour développer notre activité, nous avions aussi des vaches bretonnes Pies Noires avec un taureau qui nous produisaient du lait que je vendais également sur les marchés. Est venu, une réglementation européenne dans les années 1994, rendant obligatoire le lait de ferme pasteurisé dans les briques. C’est ce qui m’a fait arrêter la production laitière.
J’ai gardé les vaches pour la rotation de mes cultures. Je me suis axé principalement sur la transformation et la culture des céréales en payant la cotisation afin d’avoir le droit d’utiliser le mot biologique, d’environ 3000 Francs par an. Les contrôles sur les exploitations étaient complètement erronés, on envoyait des étudiants, qui étaient engagés par ECO Cert à l’époque, qui n’avaient aucune formation agricole. J’ai même reçu un étudiant qui ne voyait pas la différence entre du sarrasin et la féverole. Là aussi, j’ai compris que c’était une supercherie qui m’a fait arrêter mon adhésion à ECO Cert. Ce qui m’a valu être enfermé à la DCCRF, à Nantes, tout un après-midi, pendant que les huissiers contrôlaient si ce que je vendais était bien ma production, car je ne pouvais transformer que ce que je produisais, dont l’article 1144 du Code Rural, qui était affiché sur mes paquets de farine. Ma détermination de lutter contre ce système m’a valu aussi la visite de la Gendarmerie à plusieurs reprises, car j’avais un concurrent qui était les Grands Moulins de France. Un dimanche, je rentrais du marché, on m’attendait pour me demander si j’avais des contingents de meunerie. Je n’avais jamais entendu parler de cela, et bien évidemment je n’en avais pas. Dès le lendemain, les gendarmes sont venus, pour m’interdire de moudre et saisir le moulin. Je n’ai pas cédé. J’ai appelé à Paris le service de l’ONIC et heureusement je suis tombé sur quelqu’un connaissant cette situation qui a affirmé que j’avais le droit, étant donné que je transformais ma propre production. Je n’avais, bien sûr, pas le droit d’acheter à d’autres producteurs. Fort de cette information, j’ai donc mis les gendarmes en déroute avec ma fourche à fumier et avec bien sûr la menace qu’ils allaient revenir. À partir du moment où j’ai reçu le document de l’ONIC, tout est rentré dans l’ordre. J’ai donc eu raison de ne pas m’être laissé intimider.
Ensuite, est venu l’année où on nous a interdit les semences fermières, et donc de ressemer nos graines. Je me suis retrouvé cette année là avec une famille à nourrir, et j’avais environ 250 à 300 tonnes de céréales sur la plateforme qu’aucune coopérative ne voulait m’acheter. J’ai continué de transformer en farine ou alimentation animale, que je livrais avec mon HY Citroën de ferme en ferme chez des producteurs qui souhaitaient se convertir en bio. Cette année-là, j’ai parcouru tout l’ouest de la France en mettant deux tonnes dans mon camion à chaque fois. Le développement a continué mais le travail à fournir était énorme, ce qui m’a valu de nombreuse nuit à travailler sans dormir. Mon milieu familial n’a pas supporté tout cela. J’ai été marginalisé par mon entêtement et décrédibilisé par ma propre famille, ce qui a abouti à une séparation, un divorce…
J’ai ensuite réussi à m’en sortir seul car mon exploitation était viable. Le chiffre d’affaires que nous réalisions à l’époque dépassait grandement nos attentes et on nous a obligé à créer un GAEC ou une SARL pour séparer le commercial de la production agricole. Les charges devenaient de plus en plus lourdes. En ce qui concerne la production agricole, je disposais de tous le matériel, tracteur, moissonneuse-batteuse y compris, et tout était payé, tout était réellement à nous. Mon accident a occasionné aussi des difficultés financières car avec l’hospitalisation, je me suis retrouvé plus d’un an sans travailler et l’assurance n’a pas couvert mes frais. Je me retrouvais donc avec un peu plus de 80 000 Francs de frais d’hospitalisation que j’ai été obligé de payer. Après la séparation familiale, j’ai été obligé d’arrêter mon activité.
Ma foi en l’Eglise Catholique m’a permis de dépasser toutes ces épreuves. Voilà pourquoi, aujourd’hui, modestement, et voyant la dégradation continuelle de notre société, si je peux encore apporter et mettre à profit mes connaissances de la paysannerie, je le fais volontiers car je pense qu’il est urgent de comprendre qu’un ordre a été établi par le Créateur et que la terre n’est pas un matériel ni une machine, c’est une matière vivante que l’on doit respecter, nourrir et entretenir, pour nous-mêmes et tous les êtres vivants qui vivent sur cette Terre.
… à suivre…
À qui profite le crime ? Par Stéphanie Bignon

Pour rappel : la DNC (dermatose nodulaire contagieuse) est une maladie infectieuse qui touche les bovins et les buffles. Elle n’est pas transmissible à l’homme et est bénigne (0.2% de mortalité).
Dans le Doubs, pourtant, plus de 80 bovins vaccinés contre la DNC ont été éliminés début décembre 2025, soit 28 jours après l’injection !
La préfecture nous dit que les bêtes étaient infectées avant l’injection vaccinale… doit on la croire ?
Si cela est exact, alors nous vaccinons en pleine épidémie !? Est-ce acceptable ?
Peut on imaginer que les injections aient contaminé les bestiaux ?
Aucune réflexion n’est autorisée par les pouvoirs publics. Pourquoi cette tension insupportable pour une maladie bénigne et dont le vecteur unique sont les insectes piqueurs, rares en hiver ? Nous aurions donc le temps de réfléchir tranquillement pour le bien des paysans, de leurs animaux… et des consommateurs. La vie mérite de prendre son temps, d’observer, de soigner à tâtons, d’aimer.
Pourquoi cette tension, cette militarisation de la santé sinon pour sidérer les populations ? Nous sommes encore une fois les victimes d’un HOLD UP !
L’éradication des paysans de France est l’un des objectifs de « Maastricht » et de « Lisbonne » à travers le MERCOSUR. Bientôt, si nous ne réagissons pas, nous n’aurons que la possibilité de manger de la viande de bêtes mal traitées, saturées de vaccins, d’hormones, d’antibiotiques et venues d’outre Atlantique à grand renfort de transport maritime ! Où est la cohérence écologique ? D’aucun objectera que nos produits sont devenus trop chers et que nous devons accepter cette mise en concurrence… Nous sommes « chers » parce que nous respectons toutes les règles de qualité mais surtout parce que nous sommes accablés de taxes, de normes, de règlementations toujours plus invasives. S’il n’y a aucune cohérence écologique, il y a bien, en revanche, une cohérence idéologique.
Par ailleurs, la ministre de l’Agriculture, pour protéger les gros exportateurs, nous dit que la vaccination au niveau national n’est pas souhaitable. La France, en effet, ne veut pas perdre son label d’« indemne à la DNC » (ce que la vaccination lui ferait perdre !?). En outre, nous observons que les fermes aux « mille vaches » ne sont pas touchées… ? Donc, pour les petits paysans la solution autoritaire est l’abattage ou bien la vaccination et l’abattage, comme vu précédemment dans le Doubs. Voudrait-on en urgence éliminer ces paysans indispensables à notre écosystème pour laisser le champ libre aux « usines à vaches » qui ne voient jamais le soleil ?
Si les paysans vaccinent, non seulement ils n’ont aucune garantie de ne pas avoir à subir l’abattage total, mais en plus ils se pénalisent à l’exportation et sur le marché local car les consommateurs ne soutiendront pas ceux qui les empoisonnent !

