
J’en ai assez !
J’en ai assez d’entendre parler d’agriculture par des personnes qui ne sont ni paysans ni issus des campagnes et non de la « ruralité » , comme on se plaît à le dire avec un mot aussi bête que vide ! Ruralité ! Qu’est-ce-que cela veut dire ?
Ma campagne est peuplée de néo-ruraux de tous poils aussi ignorants de la paysannerie que je le suis de la « citadinité » ! Tiens, moi aussi je peux produire des mots idiots !
J’en ai assez d’entendre les agriculteurs eux-mêmes parler du monde paysan…Ils sont aussi ignorants, dans leur majorité que les premiers, de ce qui arrive à notre campagne française, de même qu’au-delà de nos frontières ( Attention gros mot ! ), mais ceci est un autre sujet.
Que se passe-t-il vraiment dans la campagne française ?…
Il se passe qu’il n’y a plus de paysans qui la peuplent. Vous me direz : « Bien sûr que si, il en reste ! ».
Je vous réponds : « Stop , arrêtez-vous là ! De qui parlez-vous ? D’agriculteurs ? Oui, moins de 420.000 en 2024 ! Mais qui sont-ils ? »
Il faut comprendre cela… Les technocrates qui nous dirigent pour mieux nous contraindre et nous conduire, se sont, depuis la première guerre mondiale, évertués à éradiquer la paysannerie !
Entre 5OO et 700.000 paysans sont morts durant cette guerre et 500.000 y ont été blessés plus ou moins gravement, soit 20 % ayant fourni le gros de l’infanterie ! Ils ont été broyés, envoyés sur la chaîne d’abattage de masse qu’a été cette première guerre mondiale décidée, organisée pour amorcer ce Nouvel Ordre Mondial et pour cela, il fallait liquider les paysans de France, la sève de notre pays !
On a alors organisé et vendu au petit reste de ces derniers, à la relève paysanne, rescapé de cette tuerie de masse, la transformation et la modernité en les séduisant par un discours tant flatteur que mirifique, promettant un avenir radieux de leur condition par un pseudo professionnalisme de cette dernière ! Un entreprenariat agricole dépendant en tout des directives d’un état toujours plus intrusif, normatif et punitif, un état tout puissant de contrôle et de surveillance au service, de plus en plus évident, d’une Union Européenne révélant au fil des décennies, ses ambitions national-socialiste et communiste .
Le monde paysan a alors disparu, noyé dans un nouvel ordre devenu « agricole » où les « agriculteurs » ayant perdu tout bon sens paysan, incapables de discernement et de liberté, mais c’était bien là le but en somme, ne seront plus, alors, des hommes libres, francs, du Pays France qui étymologiquement, signifie « Libre ».
Je ne viens pas directement du monde « rural » et paysan, mes origines paysannes sont lointaines comme pour nombre d’entre vous mais je me définie comme tel car femme libre, du pays libre France.
Ce qu’il nous faut c’est un sursaut de liberté, réelle, qui vienne du plus profond des entrailles, liberté qui ne va pas sans risques ni responsabilités, au vrai sens du terme « répondre de ses actes ».
Il n’y a pas de ruralité qui serait le réservoir d’une vie idéale proche de la nature… Il n’y a rien de plus contre-nature que les élevages agricoles actuels où l’on donne des céréales à des herbivores, où l’on pousse les bêtes à produire au-delà de leur capacité naturelle au prix de les rendre malades du foie par une alimentation délétère, où l’on injecte à tours de bras des substances aussi suspectes que toxiques afin d’être autorisée à produire, mais produire, pardonnez-moi, de la merde ! On côtoie ici autant d’abrutis que là-bas… L’homme libre peut résister à la broyeuse tant en ville qu’à la campagne. Il nous faut être un pays, une patrie et pour cela et en cela dépasser les limites que l’on veut nous imposer par un ordre non naturel et éreintant qui fait de nous des esclaves non seulement du corps mais de l’âme.
