
Avons-nous oublié que la vie est merveilleuse, admirable, et quelle est un miracle de chaque instant ? Avons-nous donc oublié que le ciel nous parle ?
Et ce n’est pas de la poésie ou de la théologie, c’est un fait, le ciel nous parle, le ciel nous guide, le ciel est notre boussole.
Aujourd’hui ce sont des machines qui traduisent plus ou moins bien ce que dit le ciel, mais avant, au début, au commencement, l’Homme savait que tout dépendait du ciel.
L’heure, la date, la météo, l’orientation, pour connaître tout cela il faut savoir lire le ciel n’est-ce pas?
Intéressons-nous donc maintenant à l’aspect palpable du miracle que nous partageons et dont nous faisons partie, constatons ensemble, la réalité tangible de la merveille du monde.
Par chance en France nous avons des preuves sous les yeux, alors observons les. Observons l’histoire de France, l’histoire de Jésus chez les Celtes, et plus particulièrement, celle de Jésus à Chartres.
Installez-vous donc confortablement, comme au coin du feu, là où la braise crépite et où la flamme envoie vers le ciel ses escarbilles, ses étincelles, qui semblent s’envoler et se confondre aux étoiles, comme pour lier un instant la terre au ciel. Installez-vous prêt à vous envoler aussi, au souvenir de la merveilleuse histoire de l’arrivée providentielle de Jésus en terre gauloise, à Chartres, lieu de rassemblement druidique aux confins du territoire des Carnutes.
Nous trouvons qu’il y trône aujourd’hui, au-dessus d’un vieux puits celte, une majestueuse bâtisse, un temple énigmatique, comme une montagne faites de mains d’hommes, comme une démonstration inévitable de notre grandeur collective, une preuve dressée là pour témoigner du miracle. Alors accrochons nous à elle, et remontons sa piste, remontons le temps.
Rien qu’à la voir nous survient déjà une question, et plus encore que le comment, c’est le pourquoi? Pourquoi nos ancêtres, qui n’avaient ni l’électricité ni l’eau courante, ni la facilité, ni le confort, pourquoi auraient-t-ils utilisé tant de temps et dépenser d’énergie pour construire pareil édifice, s’ils n’avaient eu un but précis, une bonne raison pour justifier tant d’effort ? Et si nous l’ignorions, nos cathédrales seraient comme les pyramides, juste les traces d’un savoir oublié et perdu. Heureusement ce n’est pas le cas, car à travers elles nos ancêtres nous ont laissé un message, une piste à suivre.
Et pour le comprendre, revenons à Jésus, à qui l’Evangile fait dire, dans Luc au chapitre 19, une phrase étonnante et tout à fait mystérieuse de prime abord. Alors qu’il entre dans Jérusalem et qu’une foule de disciples transportés de joie crient leurs louanges au Ciel, quelques pharisiens lui disent: » Réprime tes disciples (ils font trop de bruit) » et Jésus leur répond : » Si ceux-ci se taisent, ce sont les pierres qui crieront ». Mais comment des pierres pourraient-elles crier? Et voici la piste qui s’éclaire, et nous voici de retour à Chartres et sa montagne de pierres sculptées.
Est-ce donc Jésus qui prophétise nos cathédrales, ou bien est-ce que leurs bâtisseurs par précaution accomplissent sa parole au cas où, au cas où les disciples seraient un jour forcés de se taire ? Quoiqu’il en soit les pierres sont là et elles crient à qui sait tendre l’oreille.
Elles nous crient, subtilement » Sur la terre comme au ciel » alors accrochez-vous bien, voici le possible envol.
Comme les menhirs de Carnac et les pyramides d’Egypte, la cathédrale de Chartres s’aligne avec le ciel, comme pour s’y accorder, comme s’ils ne formaient qu’un. Elle est appelée la maison de la vierge, mais ce n’est pas juste parce qu’elle abrite son voile, il y a autre chose, une autre raison. Une autre vierge précède la mère de Jésus dans l’Histoire humaine, et elle est là juste au-dessus du monument, haut dans le ciel, c’est la constellation avec laquelle la cathédrale s’harmonise. La constellation de la vierge tenant l’épi de blé, symbole des moissons, marquant le temps des récoltes à l’équinoxe d’automne, pour ceux, qui savent lire le ciel.
La maison de la vierge terrestre se veut donc correspondre à la vierge stellaire, comme pour nous crier : » Regardez là -haut, tout est Un, tout est lié. «
Et bien avant la cathédrale, quand l’histoire de Jésus arrive en terre Celte, les druides qui sont là et à qui on la raconte, figurez-vous qu’ils ne sont pas surpris, ils la connaissent un peu déjà. Ils attendaient eux aussi un enfant de lumière, le fruit miraculeux de la vierge stellaire, déesse du renouveau, ils l’attendaient, tout autant que les israélites l’attendaient d’une vierge humaine. Eux, ils l’avaient lu dans le ciel. Et ce n’étaient pas les seuls à connaître la vierge des étoiles, la déesse de la fertilité, la déesse mère, elle a plus de trois mille ans et elle existe partout, c’est Shala, Isis, Céres, Déméter, donc personne n’est surpris, cela concorde, et si Jésus parle tant de moisson et de ciel ce n’est pas un hasard, pour quiconque vivant à l’époque, tout à un sens, tout coïncide. Alors quand on leur parle de Jésus et de Marie, ils savent, ils s’agenouillent naturellement, devant cette merveille de la vie, époustouflés et ravis d’avoir pu la contempler, de si près qu’ils ont pu sentir en faire partie.
On nous a appris que la religion avait été imposée aux peuples, c’est complètement faux, nos ancêtres avaient vu le miracle, ils l’avaient vécu, ils y avaient participé. Ils l’avaient touché du doigt comme Thomas a touché la plaie, ils ne croyaient pas, ils savaient.
Sur la terre comme au ciel, un double ensemble qui s’assemble, l’ordre stellaire, l’ordre terrestre, la prophétie du ciel et la prophétie des hommes, la notion d’un plan, la connaissance d’un ordre. La vierge à l’enfant qui porte l’épi de blé comme la constellation, comme le portail royal de la cathédrale de Chartres et Jésus au milieu de signes du zodiaque. Tout est Un.
Et voici le miracle palpable, la merveilleuse réalité tangible dont nous sommes les observateurs conscients, la contemplation qui mène au temple.
Une vérité qui nous dépasse, un écho du ciel à la terre, un ordre, une vérité absolue, à la fois indicible et claire, à la fois visible et invisible. Comme les mages suivent l’étoile qui mène à Jésus, comme les celtes éclairés, comme le cri de la cathédrale, comme un rappel concret, un même ordre règne sur la terre comme au ciel.
L’histoire de Marie, de Myriam, de la vierge qui enfanta, est donc par essence, un écho au ciel, comme l’est la cathédrale, et comme le sont nos vies.
Et nous, sous les étoiles au coin du feu comme au pied de la cathédrale, nous sommes les heureux témoins du miracle et sommes à même de percevoir son appel, une invitation à danser dans les temps de la symphonie du ciel.
Gabriel
