Coup de gueule de Stéphanie Bignon

Les élections américaines ont été truquées !? Non pas possible !!!? Pendant que nous découvrons que la démocratie maçonnique est un leurre, que nous recomptons et recomptons les bulletins de vote des américains, les églises arméniennes tombées à l’ennemi sont profanées, les arméniens chrétiens de l’Artsakh brûlent leur propre maison plutôt que de les laisser aux Azéris musulmans. Ils ont gagné la guerre grâce à la Turquie et à Israël. Benyamin Netanyahou et Recep Tayyip Erdogan ne sont-ils pas les alliés de la Présidence américaine, quelque soit le pantin en place ?

Nos regards devraient, en tant que français, être tournés vers nos frères arméniens. Au lieu d’attendre qu’Oncle Sam nous guide, nous devrions retrouver notre diplomatie de cœur avant de prétendre reprendre la main sur ces psychopathes qui conduisent la planète au désastre. Je rappellerais en passant que Trump comme Biden nous promettent le vaccin de Moderna bourré de nano technologies, d’ARN libres et de luciférase, peste ou choléra ? A votre santé !

Pendant que nous sommes effrayés par un méchant virus qui peine à faire un million de mort dans le monde, pendant que nous regardons sidérés le spectacle indécent des élections américaines, le monde chrétien, c’est-à-dire la seule alternative à cette folie, est mis au pilori avec la participation de notre coupable crédulité.

Redressons-nous intérieurement avec une détermination à faire trembler l’Elysée. Demander la permission à César, pire encore, demander à ce régime qui nous méprise et qui s’est construit contre nous, la permission d’être chrétien est le symptôme d’un grave trouble psychologique : le syndrome de Stockholm. Le peuple français est devenu un peuple de femmes battues à force de séduction, culpabilisation et de terreur.

Quant à nous demander de sacrifier la messe sur l’autel du COVID 19, c’est un comble ! Sacrifier un sacrifice est un paradoxe délétère ! La seule chose qui nous est demandé en tant que chrétien est de nous sacrifier, de passer outre toutes les peurs et de suivre inconditionnellement notre Pasteur. Qui peut remettre en question, remettre à plus tard, LE Sacrifice de Notre Seigneur qui s’est donné LIBREMENT pour nous sauver tous et de tout ? « Ô Jésus ! Céleste médecin, élevé en croix pour guérir nos plaies par les vôtres », ayez pitié.

 

Pour notre temps, Gustave Thibon dans « Paysages du Vivarais »

Là est le gage unique de notre espérance. Le passé est mort, l’éternel demeure. Et cette nature qui ne change pas sera plus forte que l’homme changeant : la terre fidèle, après la crise qui nous tourmente, refera des paysans comme elle refait des fleurs après l’hiver. Ce qu’ils seront, je l’ignore : je sais seulement qu’ils garderont du passé tout ce que le passé contenait d’immortel, qu’ils seront les fils de la terre nourricière, et que le lait de cette mamelle intarissable neutralisera tôt ou tard les poisons sécrétés par la fièvre du siècle. Notre seul refuge contre l’angoisse dont s’accompagne l’agonie de notre civilisation est de savoir qu’il existe, au fond des choses, une nécessité immuable qu’on ne peut pas violer trop longtemps sans mourir et qui, à travers toutes les convulsions de l’histoire, finit toujours par ramener dans son orbite l’humanité égarée. Ce n’est pas en l’homme que nous croyons, car il est des heures où l’homme, aveugle et rebelle, ne peut plus être sauvé que malgré lui ; c’est dans ces lois intangibles de la création, que Dieu a placées comme un garde-fou au bord du néant qui nous fascine. Si grands que soient ses ravages, le mal est toujours fini parce qu’il procède de l’homme éphémère, mais le bien si étouffé qu’il paraisse, est infini parce qu’il descend du Dieu éternel. Il n’est pas permis de désespérer de l’avenir quand on croit à l’éternité.

Prenons de l’altitude !

 

Un virus fabriqué, non létal mais déguisé en monstre tueur tient l’Occident en respect et nous pousse à l’autodestruction… comment est-ce possible ?

Le serpent qui susurre à l’oreille d’Eve est bien incapable de la ligoter pour lui faire avaler de force le fruit défendu… car il n’a pas de bras ! De plus il est moins jaloux de son corps que de son âme, de sa liberté d’enfant de Dieu qu’il veut neutraliser. Le serpent doit gagner sa confiance, l’amener à trahir, la corrompre pour asservir son âme.  Adam et Eve succombèrent à l’idée de devenir comme des Dieux et ils durent partir en exil. Aujourd’hui, ils succombent à la peur de mourir. Le Serpent a menti, ils ne sont pas devenus des Dieux, ils vont mourir, seuls, asservis, sans l’aide du Ciel et ils n’ont plus nulle-part où aller.

Ce système serpent n’a ni pied ni bras mais nous lui donnons les nôtres et nous nous servons ou plutôt nous nous desservons, nous nous asservissons nous-même !

Nous nous sommes passionnés pour nos corps en tant que matière et non pas comme expression de notre vie intérieure. Nous avons déserté notre vie intérieure, nous l’avons murée, condamnée comme nous condamnerions une porte devenue inutile. Ce vieux monde poussiéreux devait disparaitre sous les sarcasmes, les persiflages, les flatteries et surtout notre orgueil, ce monstre qui attendait ces derniers siècles dits modernes, pour prendre toute sa dimension et sortir de nous comme un mauvais génie sort de sa lampe.

Seulement voilà… derrière cette ancienne porte vermoulue, il y a une force immense négligée, abandonnée et nous avons maintenant le choix de lui ouvrir et de la nourrir ou de persister à l’ignorer pour le confort de nos égos hypertrophiés, obèses qui ne passeraient pas le chambranle.

Si nous l’ignorons notre vide risque de nous aspirer, de nous effondrer sur nous-même. En effet, nous avons vécu sans nourrir notre esprit et nous avons eu l’impression de tenir debout grâce à un exosquelette, comme les cloportes, composé de contraintes administratives et d’un cadre légal toujours plus coercitifs qui ont remplacé progressivement notre colonne vertébrale, notre force morale. Notre verticalité dépend entièrement de cette structure extérieure à nous même, à notre volonté. Cette dépendance présentée comme un progrès, comme génératrice d‘une humanité « augmentée », fait de nous tous en réalité, des impotents à prothèses. Cette exo structure nous emprisonne et nous contraint. Le processus est en phase terminale : Porter le masque, distanciation sociale, ingénierie sociale camouflée en incohérences et incompétences… L’exosquelette est devenu difforme, monstrueux et nous épouserons sa démence si nous ne réalisons pas que la solution est en nous.

 

Ouvrons cette porte, « levons le siège de Dieu », libérons notre vie intérieure alors nous redeviendrons des forteresses imprenables. Nous sommes les seuls à savoir ce qui est bon pour nos enfants, familles, entreprises… Le droit n’est pas fait pour redéfinir le bon sens. Le droit n’est qu’une prothèse pour compenser la disparition des devoirs. Nous n’avons pas le droit : d’éviter le masque à nos enfants, de rendre visite et soigner nos aïeux, d’enterrer dignement nos morts, de continuer à travailler, de vivre, d’aller à la messe, de mettre de l’eau bénite dans les bénitiers, de préparer Noël dans la joie, nous en avons le DEVOIR !

Après la séduction et la culpabilisation, la peur est l’ultime arme d’asservissement de ce système pervers. Ne lui laissons pas d’emprise et retrouvons, par de petites mais nobles actions, le panache, l’héroïsme de servir au-delà de soi par amour.

Stéphanie Bignon

14 semaines…un ange passe

« Le progrès des techniques anticonceptionnelles a dissocié l’acte sexuel de la fécondation. En même temps, l’avortement a cessé d’être considéré comme un crime. L’homme et la femme ont cessé d’obéir à la loi de la propagation de la race. La nature est restée d’abord muette, les transgresseurs eux-mêmes n’ont pas été punis ou ne l’ont été que faiblement. Puis, de terribles catastrophes sont arrivées. La France a déclinée, l’Angleterre suit la même route et une grande transformation qualitative se produit aux Etats-Unis. La sévérité du châtiment montre combien grave était la faute. »
Réflexions sur la conduite de la vie, Dr Alexis CARREL (1873-1944)

LE BON SENS ou le Sinistre !

 

Le bon sens, c’est notre conscience droite qui parle. Le bon sens est la somme des expériences de sagesse des Hommes, il est fondé sur le réel, le vrai, le bon. Il éclaire notre vie. Le démon ne l’aime pas, car le bon sens est le rayonnement de l’Amour de Dieu pour chaque Homme.

Alors :

Si l’on veut à tout prix votre sécurité,

Si vous remarquez qu’on limite votre libre arbitre,

Si l’on vous propose de tuer vos enfants,

Si l’on vous propose d’abréger la vie de vos parents ou grands- parents,

Si l’on détruit votre réputation,

Si l’on vous exclue de la société,

Si vous devenez simplement des outils de production,

Si l’on vous dorlote pour être de gentils consommateurs,

Si l’on cherche à vous répertorier,

Si l’on cherche à vous contrôler,

Si l’on cherche à vous « pucer »,

Si l’on vous oblige à prendre un médicament ou un vaccin, sous peine d’être exclu de la société,

Si l’on vous fait peur par toutes sortes de moyens,

Si l’on joue avec votre santé,

Si l’on vous dit que vous n’avez pas de racine et que vous êtes interchangeable,

Si l’on vous fait croire que vous n’êtes pas une femme alors que vous l’êtes,

Si l’on vous fait croire que vous n’êtes pas un homme alors que vous l’êtes,

Si l’on ne respecte pas vos enfants,

Si l’on bafoue la complémentarité homme- femme,

Si l’état se substitue à l’éducation de vos enfants,

Si vous n’avez pas la liberté de vivre la foi comme vous le désirez,

Si l’on vous dicte ce que vous devez prescrire alors que vous êtes médecin,

Si on ne permet pas de dire son avis dans les médias ou sur les réseaux sociaux,

Etc…

Posez-vous des questions. Défendez-vous, ne vous laissez pas mener pas le démon. Chaque petit pas est pour lui une victoire, pour vous empêcher d’aimer Dieu et votre prochain.

Bien sûr, tous les points ci-dessus ne sont pas forcément présents dans le pays où vous vivez… mais s’il en est seulement un : réfléchissez !

 

Un ami de l’Amour

 

Qui met le feu à nos cathédrales?

 

Notre Dame de Paris, Saint Pierre et Saint Paul de Nantes en flames… Qui met le feu aux « vestiges de l’Eglise catholique » comme se le demandait récemment une journaliste de droite ?
Ces « vestiges » sont pourtant encore des arches, des vaisseaux auxquelles il serait plus qu’urgent de s’accrocher et pas seulement pour de pudiques raisons patrimoniales !

L’immigration, l’Islam, les 80 km/h, la faillite des banques et des entreprises, l’insécurité, la déchéance de nos institutions, le Covid 19, … sont les « distractions » inventées par les serviteurs de celui qui veut anéantir notre liberté, notre humanité. Ils ont pour mission de nous distraire de leur véritable objectif : inventer le nouvel « homme » pour le nouvel ordre.

Un projet de loi sur la bioéthique ou « morale du vivant » est en soi une aberration !
Peut-on légiférer sur la « morale du vivant » ? Se poser la question est déjà un signe avancé de dégénérescence et d’orgueil ultime ! Une loi se fait et peut se défaire. La morale commune à tous les hommes, la « memoria Dei », mémoire des premiers moments de notre vie de créature de Dieu, dés l’apparition du premier génome, nous interdit naturellement cette ultime transgression contre la Paternité de Dieu, contre la grâce de vivre. La loi des hommes ne peut qu’attester et défendre la loi naturelle et révélée.
Bien sûr, j’entends déjà les commentaires … mais il faut bien encadrer l’avortement, la PMA…le mariage… Ben oui, il faut bien quand on a chassé Dieu de la sphère publique. Le problème est que « si Dieu n’existe pas tout est permis » selon Dostoïevski … Et précisément tout est permis puisque notre délétère laïcisme ambiant nous interdit toute référence à Dieu en société. Quand Dieu n’existe pas il faut légiférer et si nous légiférons en lieu et place de Dieu peut-on s’attendre à rester raisonnables ?

Tout ce que nous traversons est conditionné par cet ultime orgueil de l’homme. Pour être capable de créer à la place du Créateur il aura fallu aux apprentis sorciers que nous sommes, travailler, utiliser, dépecer, découper, broyer, vendre… vivants des milliards d’enfants à naitre « rabattus » vers les laboratoires par les plannings familiaux à travers le monde.
En 1998, le souverain pontife Jean Paul II, déclare publiquement que l’animation commence au premier génome, que l’être unique parmi tous les autres hommes est créé à la fusion du génome paternel et maternel. Mais le Saint Père trouvera sur sa route de ces catholiques que redoutait déjà sainte Bernadette plus que les prussiens, de ces catholiques qui militeront contre lui et pour l’animation tardive. La porte était ouverte vers la chosification de l’embryon… Sept ans plus tard, en 2005, l’ONU, sous l’influence de catholiques français, reconnaitra que le clonage humain est l’ultime transgression mais que tout le monde peut le faire ! Sept ans plus tard, en 2012, le clonage humain est devenu techniquement possible, la loi Taubira est présentée devant le Conseil d’état, sainte Hildegarde (XII ième siècle) est reconnue docteur de l’Eglise par Benoît XVI qui renoncera quelque mois plus tard. La sainte bénédictine nous révèle le plan de Lucifer : « J’attendrai jusqu’au moment où je sais que je (Lucifer) prendrai possession de la conception humaine, par-là, je possèderai l’humanité tout entière « .
Sept ans de plus et nous sommes en 2019, Notre Dame de Paris est en feu…

Nous avons mangé le fruit défendu et péché contre l’Esprit de Dieu, nous avons crucifié son fils et maintenant nous dévastons le Père dans sa paternité, nous avons atteint l’Abomination de la désolation … « A la fin des temps les femmes n’auront même plus pitié du fruit de leurs entrailles  » (Sœur Lucie de Fatima).
Pour retrouver notre verticalité, notre fierté et reprendre la maîtrise du temps, retrouvons Dieu le Père. Que les indécentes et sinistrement contre-productives sonos assourdissantes montées sur des chars d’exhibitionnistes se taisent à jamais. Que les cocardes tombent comme des feuilles mortes et surtout, silence, demandons pardons. Demandons à nos évêques d’encourager l’offrande de messes de réparation pour tous ces enfants, cet Amour dévasté.

Stéphanie Bignon

Le mur du mensonge se fissure…

 

L’Eglise a brûlé Jeanne d’Arc et pourtant 500 ans plus tard Elle en faisait une Sainte. Nous fêtons cette année le centenaire de la canonisation de la Sainte patronne libératrice de la France… édifiante conjonction !

Cet anniversaire est aussi celui d’un acte de contrition de l’Eglise comme Elle seule a la force et l’humilité de le faire. L’Eglise sait renaître de ses fautes et redonner l’Espérance. Avouer c’est se purifier, se libérer et assurer son éternité.

A l’opposé, nous avons des systèmes politico-religieux, sans distinction du pouvoir temporel et intemporel et qui ont pour sceptre le mensonge. Avouer leur est impossible sous peine de se renier et de disparaître. Ces systèmes sont fragiles de cette incapacité de s’amender, de s’élever. Sans recherche de vérité, c’est l’avachissement garanti à plus ou moins long terme.

Pauvre France affublée depuis trop longtemps de l’un de ces systèmes, la république. Cette « chose » qui a réussi à nous « libérer » du pouvoir absolu de notre Roi ! « Absolutus » veut dire délié en latin. Absolument délié de quoi ? Le Roi peut protéger ses peuples de toutes les tyrannies de l’argent car il est le dépositaire d’un pouvoir temporel « délié » de toute influence, ce qui fait du Roi l’ultime responsable de tout devant tous.
Nos dirigeants actuels sont, au contraire, liés pieds et poings à toutes sortes d’obligations et d’organisations travaillant pour leurs propres intérêts et toujours contre les peuples. Ils ne sont que les représentants d’un pouvoir caché qui ne porte jamais aucune responsabilité.

Pour nous faire accepter ces nouveautés comme un progrès, le système doit nous faire prendre des vessies pour des lanternes, sans quoi nous n’accepterions pas ce changement fort désavantageux !
Inversions accusatoires, mensonges, manipulations sont les clefs de leur réussite ainsi que, il faut bien l’admettre, notre coupable crédulité et notre vanité.

Mais contrairement à la vérité, le mensonge a ses limites et peut-être, comme le mur de Berlin, celui du mensonge va s’effondrer de façon inattendue et rapide sous les coups de boutoir des peuples ayant retrouvé la valeur de la vie. Confinés, privés de leur indispensable vie sociale, comme Aristote nous l’enseigne déjà, ils vont redécouvrir l’essentiel, le sens de leur existence. Les mensonges nécessairement toujours plus gros pour cacher les précédents vont se rendre visibles et exploser à la face de tous ! Le discernement gagnera sur le consensus et alors s’opérera un salutaire retournement, une conversion des peuples …

Sursum corda,
Stéphanie Bignon

MARCHONS ENFANTS… SUR LES EAUX ! par Guillaume d’Alançon


Si nous prenons Marie, Notre-Dame de nos villes, de nos sanctuaires, de nos chapelles, de nos oratoires, de nos maisons…Si nous prenons Marie avec nous pendant les manif, happenings, rassemblements de ce week-end…

NOUS ALLONS GAGNER ! Sans Elle, le combat est inégal. Rappelons-nous, en face, ce ne sont pas des ennemis de chair et de sang, mais les forces du mal, des ténèbres, le Prince de ce Monde.

Nous avons ce week-end une occasion extraordinaire de témoigner, d’aller aux périphéries (il y a beaucoup de ronds-points aux périphéries) !Ne manquons pas cette occasion d’être missionnaires !

COMMENT ? En apportant dans la joie et la bonne humeur une bannière mariale ou représentant un saint,…Oui, ayons le cœur gonflé d’amour, de cet amour reçu dans la prière silencieuse, l’oraison.

Alors, notre mobilisation sera véritablement efficace, c’est-à-dire féconde, si nous avons prié avant d’aller à la rencontre des Français qui n’ont pas encore pris conscience de la gravité des enjeux.

Si nous n’invitons pas le surnaturel face aux forces du mal, le combat est non seulement inégal, il est perdu d’avance. Les décennies de militance passées le prouvent.

Constantin et Clovis, encore agnostiques, ont fait un acte de foi en Dieu à l’heure de graves combats. Ils L’ont invoqué publiquement. Et à force inégale, ils ont remporté des victoires décisives.

EN FRANCE, NOTRE DAME EST REINE DES COEURS

Même chez ceux qui ne se disent pas chrétiens,…

L’incendie de Notre-Dame a révélé au monde la ferveur française et son attachement à la figure de la Sainte Vierge.

Alors chers amis, consacrons-nous aux cœurs unis de Jésus et de Marie. Des pluies de grâces inonderont notre terre. Et la France refleurira, l’Europe refleurira…Marie nous l’a tant de fois demandé…

Les retours presse ne suffisent pas, nous avons le devoir d’agir en chrétiens, explicitement. Notre silence serait coupable… tant de gens cherchent et attendent la Lumière. Il ne reste plus qu’à rayonner,… et Dieu réchauffera les cœurs, Il éclairera les consciences.

Oui, avançons au large, marchons enfants… sur les eaux.

Jésus nous ouvre les bras.

Guillaume d’Alançon

Directeur de l’Institut pour la Famille en Europe,

www.life-europe.fr

« Dites aux petits enfants de prier pour la France, car elle en a grand besoin. »

 

Novembre 1947, la révolution gronde en France. Le pays est au bord de l’abîme : faillite économique due à une gestion calamiteuse de l’après-guerre, impuissance des pouvoirs publics, grèves à caractère insurrectionnel dans un climat international de guerre froide, tout est prêt pour le Grand Soir que les communistes attendent en France depuis 1944. (…)

« Le moment viendra où le danger sera grand, on croira tout perdu, là je serai avec vous, ayez confiance », avait dit la Très Sainte Vierge en 1830.

Que l’Immaculée soit intervenue en 1947 dans nos affaires politiques remet en cause l’agnosticisme de notre histoire officielle et le laïcisme bétonné de notre État républicain. Car les faits sont là. (…) Les apparitions de l’Île-Bouchard, dont l’Église a permis le culte public et les pèlerinages, s’inscrivent dans la suite merveilleuse des interventions divines sur la France, honorée des titres de “ Fille aînée de l’Église ”, de “ Nation prédestinée ” et de “ tribu de Juda de la Nouvelle Alliance ”. (…)

« Le lundi 8 décembre 1947, j’allai faire une prière à l’église Saint-Gilles en me rendant à l’école à 1 h avec Jeanne, ma sœur, et Nicole, ma cousine», raconte Jacqueline Aubry, douze ans. Jeanne, sa sœur, a sept ans et demi, Nicole dix ans. Les sœurs de l’école leur ont recommandé de prier ce jour-là spécialement pour la France. « On prit de l’eau bénite dans le bénitier, on fit le signe de la Croix et la génuflexion, puis on alla à gauche par la nef. En passant devant la statue de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus on s’arrêta devant elle et, debout, on récita un “ Je vous salue Marie ”. »

Pieuse coutume instituée par le curé de L’Île-Bouchard, l’abbé Ségelle, dévot et apôtre de la petite Thérèse. N’était-elle pas, depuis le 3 mai 1944, patronne secondaire de la France avec sainte Jeanne d’Arc ?

Précisément, l’histoire locale raconte que Jeanne d’Arc fit halte à L’Île-Bouchard, avant d’arriver à Chinon, le 6 mars 1429. Elle franchit le portail nord de l’église Saint-Gilles, et pria devant le maître-autel.

C’est ainsi que les deux “ saintes de la Patrie ” introduisirent les petites filles auprès de leur Reine.

« Puis, on s’avança jusqu’au fond, devant l’autel de la Sainte Vierge. On s’agenouilla à droite, sur les premiers prie-Dieu et on récita une dizaine de chapelet. Alors je vis tout à coup à ma gauche, entre le vitrail et l’autel, une grande lumière, vive mais non éblouissante, au milieu de laquelle apparut une belle Dame, se tenant dans une grotte et ayant à sa droite un ange. Sous ses pieds, on lisait l’invocation : “ Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. ” Je poussai du coude Nicole qui était tournée d’un autre côté et je lui dis :

– Regarde donc !

« Nicole regarde ainsi que Jeanne. Elles firent :“ Oh ! ” en mettant leur main droite à leur bouche, puis Nicole s’écria : “ Oh ! la belle Dame ! ”

« Quant à Jeannette, elle fut sidérée par l’Ange :

– Oh ! le beau Ange ! Oh ! le beau Ange ! fit-elle les mains jointes en se relevant. » (…)

« On s’arrêta de prier puis, plutôt effrayées, on sortit de l’église. On aperçut dans la rue Sergine Croizon [treize ans] et sa petite sœur Laura [huit ans et demi] qui allaient à l’école. On leur raconta ce qu’on avait vu et elles rentrèrent avec nous dans l’église pour voir la Dame. »

Les cinq fillettes s’engagent ensemble dans la nef de la Sainte Vierge. Lorsqu’elles sont à la hauteur de la statue de sainte Thérèse, Laura s’écrie : « Je vois une belle Dame et un Ange ! » Mais Sergine, elle, ne voit rien.

Arrivées devant l’autel, elles s’agenouillent devant la belle Dame qui les a attendues. Elles récitent un Notre Père, une dizaine de chapelet et trois fois l’invocationÔ Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Cette prière terminée, la Dame disparaît, après leur avoir souri à toutes, spécialement à Jeanne Aubry, la plus petite. Alors les enfants se lèvent et vont à l’école.

LE PREMIER RÉCIT

L’école Saint-Gilles était tenue par des religieuses de Sainte-Anne, institutrices et gardes-malades très aimées de la population. Chassées en 1910 par la République, elles étaient revenues, en habit séculier, dès 1911. Le curé de l’époque avait alors consacré l’école à la Sainte Vierge. (…) En arrivant sur la cour de récréation, les enfants racontent à leurs compagnes ce qu’elles ont vu, puis viennent le redire au curé et à sœur Saint-Léon de la Croix, la directrice de l’école. Cette dernière traite Jacqueline de folle et monsieur le Curé lui dit :

« Tu as vu trouble à travers tes grandes lunettes. »

Elle était myope en effet, et portait des lunettes, détail important. Intrigué, le curé se décide cependant à interroger séparément les enfants, en présence de sœur Saint-Léon. Jacqueline raconte :

« J’ai vu une belle Dame vêtue d’une robe blanche, ceinture bleue, voile blanc légèrement brodé autour. Le voile reposait sur le front. Les pieds de la Dame étaient nus et apparents et reposaient sur une pierre rectangulaire formant le bas de la grotte dans laquelle elle nous est apparue. À son bras droit était passé un chapelet aux grains blancs montés sur une chaîne d’or et à l’extrémité duquel était suspendu un beau crucifix en or. Les cheveux étaient blonds et longs et retombaient sur le devant, de chaque côté, en formant deux anglaises. La ceinture bleue était un large ruban et les manches de la robe étaient vagues. À ses pieds, cinq roses, de couleur rose, lumineuses, formaient une guirlande en forme de demi-cercle qui se terminait par deux feuilles vertes reposant sur les deux extrémités de la pierre.

« L’Ange se tenait sur une pierre plate de même couleur que la grotte mais en dehors d’elle, le genou droit à terre, à peu de distance de la Dame et à sa droite. Il était vêtu d’une robe blanche et avait des ailes blanches aux bords dorés. Il tenait à la main droite un lis blanc et l’autre main reposait sur sa poitrine. Les cheveux étaient blonds, en forme d’anglaises. » (…)

Les autres petites filles ayant fait la même description, monsieur le Curé quitte l’école en leur recommandant de rester bien sages. Aussitôt après son départ, Jacqueline s’approche de la sœur directrice et lui dit :

« Ô chère sœur, si vous saviez comme la Sainte Vierge était belle ! »

– Puisqu’elle était si belle, réplique la sœur, si j’avais été à ta place je serais restée à l’église. »

Prenant sa maîtresse au mot, Jacqueline invite ses amies à retourner à l’église, en leur disant :

« Allons voir si elle y est encore ! »

« PRIEZ POUR LA FRANCE. »

À peine les enfants sont-elles à genoux devant l’autel de la Sainte Vierge, que la belle Dame, accompagnée de l’Ange, se montre de nouveau à elles.

Prenant la parole pour la première fois, avec une expression d’indicible tristesse, elle leur dit :

« Dites aux petits enfants de prier pour la France, car elle en a grand besoin. »

La Dame a insisté sur le mot “ France ”. Poussées par Jacqueline, les deux plus petites demandent :

« Madame, êtes-vous notre Maman du Ciel ? »

Le visage de la Dame s’éclaire d’un sourire, et elle répond d’une voix douce et lente :

– Oui, je suis votre Maman du Ciel. »

En prononçant le mot “ Ciel ”, la Sainte Vierge a tourné ses yeux bleus très purs vers le Ciel. Jacqueline s’enhardit et demande elle-même à la Dame :

« Quel est l’Ange qui vous accompagne ?

L’Ange se détourne et répond en souriant :

– Je suis l’ange Gabriel. »

Ce furent les seules paroles prononcées par l’Ange à l’adresse des enfants, pendant toutes les apparitions. Puis la Dame tend la main droite et dit :

« Donnez-moi votre main à embrasser, chacune à votre tour. »

Elles approchent sans crainte et la Dame, se penchant, prend lentement leur main droite, l’embrasse sur sa face dorsale, à l’extrémité de l’index, du médius et de l’annulaire et leur dit en les congédiant :

« Revenez ce soir à 5 heures et demain à 1 heure. »

Alors la vision disparaît et les enfants retournent à l’école. Elles remarquent que la trace du baiser de la Dame est restée sur leurs mains et se signale par un ovale blanc. « Dépêchons-nous, dit Jacqueline, la chère sœur sera bien obligée de nous croire, cette fois-ci. » Malheureusement, la trace disparaît à la sortie de l’église pour l’une, à la porte de l’école pour les autres.

DESCENDUE DU CIEL AVEC SON CORPS

Nous étions en 1947. Le pape Pie XII se préparait à définir solennellement le dogme de l’Assomption de la Très Sainte Vierge, montée au Ciel avec son corps. Comme c’était un sujet d’ardentes controverses dans l’Église, le Pape allait devoir faire appel à son magistère solennel et infaillible. Eh bien ! à L’Île-Bouchard, la Reine du Ciel a voulu manifester d’avance la vérité du dogme, qui sera défini le 1er novembre 1950. En embrassant la main des enfants, et en y laissant une trace sensible de son baiser, la Sainte Vierge a voulu faire comme Jésus, son Fils, avec Thomas l’incrédule : Donne ta main et mets-la dans mon côté… (…)

LA DAME EST REVENUE ET NOUS REGARDE

Lorsque les enfants arrivent à l’école, la sœur directrice demande aux petites d’où elles viennent :

« Nous venons de l’église, répond Jacqueline, vous nous avez dit que nous aurions dû y rester.

– C’est bien, et qu’avez-vous vu ? »

Les fillettes relatent ce qu’elles ont vu et rapportent les paroles de la Dame. Plus troublée qu’elle ne veut le paraître, sœur Saint-Léon demande à 16 heures à Jacqueline et à Nicole de lui raconter, séparément et par écrit, ce qu’elles ont vu et entendu lors des deux apparitions au début de l’après-midi. Les deux copies relatent les mêmes choses, avec les mêmes détails.

Au soir du 8 décembre à 17 heures, un salut du Saint-Sacrement, précédé du chapelet, est donné dans l’église Saint-Gilles. Seule Jacqueline est présente. Pendant la cinquième dizaine, l’enfant manifeste une inquiétude évidente, tournant la tête à droite, à gauche, semblant chercher quelqu’un.

Enfin, quoique cela soit défendu, elle retourne la tête et, de ses yeux suppliants, fixe ceux de sœur Saint-Léon de la Croix comme pour demander quelque chose. La sœur lui fait signe de se retourner vers l’autel. Jacqueline obéit aussitôt. C’est d’ailleurs le début du Salut, et la belle Dame, car c’est elle ! disparaît alors, s’effaçant au moment où le curé apporte le Saint-Sacrement sur l’autel de la Sainte Vierge.

Après la bénédiction, lorsque le curé rapporte le bon Dieu au maître-autel et qu’on entonne le chant : “ Ô Marie ! conçue sans péché, priez pour la France ”, la Dame et l’ange réapparaissent dans la lumière. Sœur Saint-Léon, après avoir congédié les autres enfants, s’approche de Jacqueline qui lui dit :

« Chère sœur, la Dame est revenue, elle est là, elle nous regarde ; que faut-il faire ?

– Mais, où est-elle ? demande la sœur décontenancée.

– Voyons, vous la voyez bien, chère sœur, elle est là. »

La sœur conseille alors à Jacqueline de réciter avec elle son chapelet et s’agenouille près d’elle. « Alors je puis dire que c’est la seule fois où j’ai vu la Sainte Vierge tant sourire, racontera Jacqueline. Devant la chère sœur qui avait peur, mais qui avait peur ! elle souriait. »

Lorsque la dizaine est terminée, Jacqueline dit :

« Elle est partie !

– Ouf ! » fait la sœur Saint-Léon, qui s’empresse d’aller tout raconter au curé.

Le fait que la Dame ait disparu juste au moment où le Saint-Sacrement était apporté dans sa chapelle frappa le bon abbé Ségelle. « Ce soir, monsieur le Curé commença à être touché,racontera Jacqueline. Il fut frappé par le fait que la Sainte Vierge avait disparu au moment où il avait apporté le Saint-Sacrement. La Sainte Vierge s’était effacée pour laisser la place à son Fils. Il se disait : “ Une enfant ne peut pas inventer cela. ” » (…)

POUR LA FRANCE EN GRAND DANGER

Le mardi 9 décembre 1947, les quatre fillettes essuient les rebuffades des grandes personnes auxquelles elles racontent leurs visions.

« Que me racontes-tu là ?…

– Tu es folle !…

– Tu es une sotte !…

– Cesse de me raconter de telles histoires ! »

« Croyez-y pas si vous voulez, moi z’ai vu, z’y crois », répond invariablement Jeannette Aubry. Sa mère, pourtant, lui interdira ce jour-là d’aller à l’église après la classe, pour voir la Dame :

« Je te le défends ! C’est pas la Sainte Vierge que tu vois, c’est le diable. Si tu retournes à l’église à 5 heures, la belle Dame, comme tu dis, t’emmènera et tu ne me verras plus. » Comme à Fatima ! où le curé disait que c’était peut-être le diable.

À 1 heure de l’après-midi, les voyantes se placent, comme la veille, devant l’autel de la Sainte Vierge, et commencent le chapelet. Bientôt la lumière apparaît, « un globe de lumière » s’ouvre et un rideau argenté se déploie, couvrant la moitié du vitrail de gauche et la moitié de l’autel de Notre-Dame des Victoires. Sur ce fond de rideau se détache une grotte et, dans cette grotte, la Dame. À quelque distance, sous une voûte de rocher, l’Ange, à gauche de la Dame, cette fois.

Sous les pieds de la Dame, l’invocation de la veille : “ Ô Marie conçue sans péché… ” a été remplacée par ces mots : “ Je suis l’Immaculée Conception ”. Des lettres brillantes, en partie cachées par les mains de la Dame, apparaissent sur sa poitrine : MA … CAT.

Les voyantes sont seules dans l’église. Trois amies les attendent dehors. Jacqueline a promis de demander à la Dame si elles pouvaient entrer. Elle le fait.

« Oui, répond la Dame, mais elles ne me verront pas. »

Jacqueline s’empresse d’aller le dire à ses amies. Une femme du village, madame Trinson, survenue sur les entrefaites, se joint aux enfants et pénètre avec elles dans l’église.

Dès le retour de Jacqueline, la Dame levant sa main droite à la hauteur de sa joue, fait signe de l’index d’approcher. Quand les quatre fillettes sont près d’elle, elle les invite à s’approcher d’elle :

« Embrassez la croix de mon chapelet. »

Jacqueline et Nicole, en se haussant sur la pointe des pieds, parviennent à atteindre le crucifix que la Dame tient dans sa main, mais Laura et Jeannette, trop petites, doivent être soulevées à bout de bras par Jacqueline. Ce que celle-ci fait sans aucun effort.

Lorsqu’elles ont, toutes les quatre, baisé le crucifix d’or, elles font très, très lentement, le signe de Croix, à l’imitation de Celle qui vient de les unir d’une manière si simple mais très intime à sa compassion. « Qu’il est impressionnant ce signe de la croix ! » diront-elles.

Puis la Dame, devenue subitement toute triste, dit :

« Je vais vous dire un secret que vous pourrez redire dans trois jours : Priez pour la France qui, ces jours-ci, est en grand danger. » (…)

Puis la Dame continue :

« Allez dire à monsieur le Curé de venir à 2 heures, d’amener les enfants et la foule pour prier. »

Jacqueline se retourne alors vers madame Trinson, et les trois amies, et leur dit :

« La Sainte Vierge demande la foule. Où donc la prendre ?

Madame Trinson, très émue, lui répond :

– Ne te tourmente pas, ces petites et moi la commençons. »

UNE ÉCOLE DE PRIÈRE

Alors madame Trinson, les trois fillettes et les voyantes récitent deux Ave Maria et l’invocation “ Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. ” La Dame et l’Ange se sont associés à leur prière jusqu’à ces paroles : “ Sainte Marie, Mère de Dieu… ” exclusivement, les laissant dire seules la deuxième partie de l’Ave Maria.

Aussitôt après, la Dame, redevenue souriante, prend la parole :

« Dites à monsieur le Curé de construire une grotte le plus tôt possible, là où je suis, d’y placer ma statue et celle de l’Ange à côté. Lorsqu’elle sera faite, je la bénirai. »

Et elle disparaît. La vision a duré de huit à dix minutes. Quand le curé apprend que la Dame demande qu’on revienne à l’église à 2 heures, il s’impatiente : « 2 heures ! C’est l’heure de la classe. Qu’elles aillent en classe et qu’elles obéissent à leurs maîtresses ! » Jacqueline revient en pleurs à l’école.

« Sœur Marie de l’Enfant-Jésus, raconte-t-elle, me demande pourquoi je pleure. Je lui raconte les faits. Elle me dit la même chose que monsieur le Curé : il faut obéir. Je lui rétorque : “ Mais la Sainte Vierge est au-dessus de monsieur le Curé, il faut lui obéir. ” La sœur me regarde toute triste. » Rien n’y fait, et il faut attendre la fin de la classe pour retourner à l’église.

Une quarantaine de personnes y sont déjà, adultes et enfants confondus. Au bout d’une dizaine de chapelet, la Dame apparaît et organise elle-même la prière :

« Chantez le “ Je vous salue, Marie”, ce cantique que j’aime bien. »

Elle aime bien ce cantique, parce qu’il se termine par une prière pour la France, comme à Pontmain, où elle ne pouvait cacher sa joie d’entendre le beau cantique “ Mère de l’espérance ”, qui lui rappelle que la France lui a été consacrée par « un de nos souverains ».

Le cantique terminé, elle reprend :

« Je veux que les personnes qui sont dans l’église s’approchent de moi et prient avec vous. »

Tous se regroupent pour continuer le chapelet. À la fin, la Dame commence elle-même l’invocation :

« Ô Marie conçue sans péché…

Et les enfants, suivis par les assistants, reprennent :

– Priez pour nous qui avons recours à vous. »

À la fin, la belle Dame trace un grand signe de croix, fixant son regard sur chacun.

Il est vraiment touchant de voir la Sainte Vierge organiser elle-même les chants et la prière de ses enfants, comme une bonne mère ou une maîtresse d’école, soucieuse de montrer l’exemple pour bien enseigner. Elle a inauguré là une véritable “ école de la prière ”, « l’œuvre la plus malaisée dans un temps où l’irréligion domine les sociétés » (article 116 de notre sainte Règle des Petits frères du Sacré-Cœur).

Et cette prière ne laisse pas d’être efficace.

LE JOUR OU LA GRÈVE RECULA

Ce même 9 décembre, à la stupéfaction générale, le Comité national de grève de Paris donnait l’ordre de reprendre le travail. Le revirement fut aussi brusque qu’imprévu. La veille encore, on exhortait les grévistes à « tenir et vaincre », puis brusquement, sans les consulter, l’ordre était donné de cesser la grève. (…)

Pour nous, nous n’hésitons pas à voir dans la conjonction des événements surnaturels de L’Île-Bouchard avec la fin de la grève générale la marque d’une intervention déterminante de la Sainte Vierge, ce qui n’exclut pas qu’elle se soit servi de causes secondes.

UN SECRET POUR LA FRANCE

Le mercredi 10 décembre, la nouvelle s’est répandue dans les environs. Il y a près de cent cinquante personnes dans l’église. Sur le coup de 13 heures, les fillettes se lèvent toutes les quatre ensembles :

« La voilà ! »

Notre-Dame leur demande de chanter le “ Je vous salue Marie ”. Ce qu’elles font sur un air propre à la paroisse. Puis elles récitent une dizaine de chapelet, suivie de l’invocation “ Ô Marie conçue sans péché… ”

Alors la Dame leur fait signe avec l’index droit de s’approcher et, se penchant, leur dit :

« Baisez ma main ! »

Les enfants, s’étant avancées vers le coin gauche de l’autel, embrassent la main tendue. Jacqueline soulève sans effort, comme la veille, Laura et Jeannette trop petites. Puis Nicole demande :

« En quoi faut-il faire la grotte que vous nous avez demandée hier ?

– En papier pour commencer. »

Sur les instances de sa mère, Jacqueline demande :

« Madame, voulez-vous faire un miracle pour que tout le monde croie ?

– Je ne suis pas venue ici pour faire des miracles, mais pour vous dire de prier pour la Francequi, ces jours-ci, est en grand danger. Mais demain vous y verrez clair et ne porterez plus de lunettes. »

L’enfant, atteinte d’une myopie légère compliquée de strabisme et d’astigmatisme, souffrait de conjonctivite depuis deux ans.

La Dame, prenant un air grave, continue :

« Je vais vous confier un secret que vous ne direz à personne.

– Nous vous le promettons ! » répondent les enfants en chœur.

La confidence est brève. C’est la même pour tous. Nous n’en saurons rien de plus. Ce secret, les voyantes l’ont gardé strictement. Cependant, après les événements de mai 1968 en France, elles se concertèrent et furent d’accord, au vu de la nouvelle situation critique où se trouvait plongé le pays, de le communiquer à l’archevêque de Tours. Ce qui fut fait le 1er juin 1968. (…)

La Dame leur dit ensuite :

« Revenez demain à 1 heure. »

Les voyantes le promettent. Alors la Dame disparaît dans un nuage de poussière d’or. Le voile d’argent se replie en forme de boule, laquelle s’enfonce dans le mur. Les enfants se signent et se lèvent. L’apparition a duré environ un quart d’heure.

« IL Y AURA DU BONHEUR DANS LES FAMILLES. »

En se réveillant, le jeudi 11 décembre, Jacqueline s’aperçoit que ses yeux ne sont pas collés comme à l’ordinaire, et qu’elle voit parfaitement bien sans lunettes. « Comme tous les matins, raconte-t-elle, Maman monte de l’eau bouillie pour me décoller les yeux, mais ce matin, je n’ai plus les yeux collés, plus de croûtes, plus d’humeur… et je vois au loin, je n’ai plus besoin de lunettes. Maman appelle Papa et, devant un tel miracle, ils pleurent et disent merci. On me donne un journal à lire. Papa court chercher monsieur le Curé. En voyant mes yeux guéris, il s’agenouille et pleure. Les voisins sont ahuris et émus, car depuis ma plus jeune enfance, je leur faisais pitié. »

À 1 heure de l’après-midi, il y a environ deux cents personnes dans l’église Saint-Gilles. Les quatre fillettes arrivent et, ne trouvant aucune place libre sur les prie-Dieu, elles viennent s’agenouiller devant la Sainte Table, face à l’autel de la Sainte Vierge. Elles ne paraissent nullement impressionnées. Monsieur le Curé, agenouillé sur une marche du grand autel, côté Évangile, assiste pour la première fois aux apparitions, ainsi que les trois religieuses de Sainte-Anne.

Dès que les fillettes sont agenouillées, l’apparition se manifeste de nouveau suivant le mode habituel. La Dame qui, de jour en jour, apparaît de plus en plus belle, sourit et prend aussitôt la parole :

« Chantez le “ Je vous salue Marie ”. »

Les quatre enfants chantent le “ Je vous salue Marie ”. Puis, sur un signe de la Dame, elles prennent leur chapelet et récitent dix Ave suivis de l’invocation. Sur un signe de monsieur le Curé, Jacqueline prend le papier que lui a remis sœur Saint-Léon et lit les questions qui y sont écrites.

« D’où nous vient cet honneur que vous veniez dans l’église Saint-Gilles ?

– C’est parce qu’il y a ici des personnes pieuses et que Jeanne Delanoue y est passée. »

Jeanne Delanoue, fondatrice des Sœurs de Sainte-Anne de la Providence (1666-1736), appelée “ la Mère des pauvres ”, venait d’être reconnue bienheureuse un mois auparavant (le 9 novembre 1947). Il suffit donc, pour attirer les bénédictions du Ciel, de la piété de quelques personnes et du passage d’un saint ? L’enfant aurait pu s’arrêter là et ne pas poser la question suivante puisqu’elle a déjà une réponse qui la résout, mais, par souci d’obéissance, elle continue :

« Est-ce en souvenir de Jeanne Delanoue qui vous aimait tant, qui aimait tant vous prier à Notre-Dame des Ardilliers…

– Oui, je le sais très bien !

– … et qui est venue elle-même établir ses filles ici ? »

La Dame, qui a déjà répondu à cette question, se contente de demander :

« Combien y a-t-il de sœurs ici ?

– Elles sont trois.

– Quel est le nom de leur fondatrice ?

Les quatre voix n’en font qu’une qui s’élève, forte et si bien timbrée qu’elle emplit l’église :

– Jeanne Delanoue ! »

On dirait une leçon de catéchisme, avec questions-réponses ! Les enfants contemplent quelques instants la Dame qui les regarde, puis Jacqueline prend de nouveau la parole :

« Madame, voulez-vous guérir les personnes qui souffrent de rhumatismes, de maladies nerveuses, qui souffrent physiquement et moralement ? »

« Il y aura du bonheur dans les familles, répond la Dame, qui ajoute : Chantez maintenant le “ Je vous salue Marie ”. »

Les enfants s’exécutent aussitôt. Le chant terminé, le dialogue continue entre la Dame et les voyantes :

« Est-ce que monsieur le Curé va construire la grotte ?

– Oui, Madame.

– Priez-vous pour les pécheurs ? Il faut prier beaucoup pour les pécheurs.

– Oui, Madame, nous vous le promettons.

– Revenez demain à 1 heure.

– Oui, Madame, nous reviendrons demain.

– Ô Marie conçue sans péché…

– Priez pour nous qui avons recours à vous ! »

La Dame bénit alors lentement la foule qui se trouve dans l’église. Les enfants font le signe de la Croix. La Dame et l’Ange disparaissent comme de coutume. L’apparition a duré un quart d’heure.

Ce soir-là, Jacqueline voit arriver chez ses parents deux gendarmes de l’Île-Bouchard. L’un d’eux, pour l’effrayer, lui défend de retourner à l’église. L’enfant répond sans s’émouvoir : « Monsieur, si vous voyiez ce que j’y vois, vous y retourneriez. »

Et madame Aubry d’ajouter : « Elle a commencé d’y aller, elle y retournera jusqu’au bout. »

« PRIEZ BEAUCOUP POUR LES PÉCHEURS. »

Le vendredi 12 décembre, dès midi, la foule envahit l’église. Chacun veut être au premier rang : chaises, bancs, tout est plein. On compte alors de trois cents à quatre cents personnes.

À 13 heures, les quatre fillettes viennent s’agenouiller, coude à coude, devant l’autel de la Sainte Vierge et, aussitôt, leur maintien prouve à l’assistance que l’apparition se manifeste de nouveau à elles. La Dame est plus radieuse que jamais. Sa tête est auréolée de rayons lumineux vivement colorés, bleus, rouges, jaunes, verts, rosés, orange. Comme à Fatima. Les enfants nommeront cette auréole “ arc-en-ciel ”. Le mot MAGNIFICAT apparaît en entier en lettres d’or sur sa poitrine, car elle a baissé les mains.

Se reproduit alors le même rituel de dévotion liturgique dirigé par la belle Dame : le “ Je vous salue Marie ”, les invocations, le baisemain, important !

« Priez-vous pour les pécheurs ? demande la voix.

– Oui, Madame, nous prions.

– Bien. Surtout, priez beaucoup pour les pécheurs. »

Alors les enfants prennent leur chapelet et récitent, avec la Dame et l’Ange, dix Ave Maria suivis de l’invocation “ Ô Marie conçue sans péché… ”

Lorsque la prière est achevée, Jacqueline, désignant une jeune fille paralytique du village proche de Saint-Épain qu’on a apportée sur une civière, demande :

« Madame, voulez-vous guérir cette jeune fille ?

– Si je ne la guéris pas ici, je la guérirai ailleurs, répond la Dame.

– Ô Madame, reprend Jacqueline, voulez-vous guérir une personne très pieuse ?

Comme la Dame ne répond pas, elle continue naïvement :

– Elle demeure à Angers.

– Je ne suis pas venue, dit enfin la Dame redevenue toute triste, pour faire des miracles mais pour que vous priiez pour la France qui est en grand danger, ces jours-ci. »

Alors la Dame trace un lent signe de Croix sur la foule et les enfants se signent. Puis l’apparition disparaît. Les enfants, après s’être de nouveau signées, se lèvent et sortent de l’église. Quelle simplicité !

Ce 12 décembre marquait la fin définitive de la grève et la reprise du travail sur l’ensemble du territoire. D’où l’apparition du mot complet “ Magnificat ”.

PAS DE NOTRE PÈRE ?

Le samedi 13 décembre, dès midi, la foule arrive à pleines rues vers l’église et s’y engouffre. Environ cinq cents personnes remplissent le sanctuaire. Un peu avant 13 heures, les enfants arrivent. Puis la Sainte Vierge, qui prend l’initiative de la prière :

« Chantez le “ Je vous salue Marie”. »

Les enfants chantent, « pour faire plaisir à la Dame », puis la Dame leur fait signe de réciter leur chapelet.

« Commencez tout de suite par les “ Je vous salue Marie”», dit-elle.

Et le Notre Père ? Pas de Notre Père! Comme si la Sainte Vierge prenait la place du Bon Dieu ! Mais, précisément, c’est cela. Comme à La Salette en 1846, cent ans auparavant ; (…) l’explication viendra à Fatima, lorsque Notre-Dame dira que c’est la volonté de Dieu qu’elle passe devant et que tout lui soit soumis.

Les enfants récitent dix Ave suivis de l’invocation, et interrogent la Dame du regard pour savoir s’il faut s’arrêter, mais elle leur dit :

« Continuez les “ Je vous salue Marie”. »

C’est ainsi qu’elles récitent cinq dizaines d’Ave, sans Pater ni Gloria, mais entrecoupés à chaque dizaine par l’invocation “ Ô Marie conçue sans péché… ”

Puis Nicole Robin, sur le désir de sœur Saint-Léon de la Croix, demande tout bas :

« Madame, quand on fera la grotte, faudra-t-il laisser l’autel qui est à côté ?

– Oui, laissez l’autel à côté. »

Jacqueline qui a dans sa main une gerbe d’œillets, offerte par une personne de la paroisse pour être présentée à la Dame, dit :

« Madame, je vous offre ces fleurs.

La Dame bénit les fleurs et Jacqueline murmure :

– Oh ! merci.

La Dame demande alors :

– Est-ce que vous me construirez une grotte ?

– Oui, Madame, nous vous la construirons.

La Dame sourit à cette réponse et dit :

– Je reviendrai demain pour la dernière fois. »

Sur ces mots, elle disparaît. L’apparition a duré vingt-cinq minutes. Si la Sainte Vierge insiste tant pour avoir “ sa ” grotte, c’est peut-être parce qu’elle sait que les hommes sont lents à satisfaire ses demandes : la statue de la Vierge au globe et l’ouverture de la chapelle de la rue du Bac, la dévotion des cinq premiers samedis du mois à Fatima…

MAGNIFICAT !

Dimanche 14 décembre. Dès la fin de la grand-messe, la foule envahit l’église. Plusieurs familles qui ont assisté à la messe ne retournent pas chez elles pour déjeuner, de peur de ne plus trouver ensuite de place.

La foule grossit de plus en plus. Bientôt il n’y a plus une place à prendre, bien qu’on ait enlevé une partie des chaises. La chaire, la tribune, sont pleines. Des grappes humaines s’attachent, s’accrochent aux piliers de l’église. Des échafaudages les plus hétéroclites s’élèvent, des gens apportent des échelles doubles qui sont aussitôt garnies jusqu’au faîte. Il y a là plus de deux mille personnes, sans compter celles qui n’ont pu entrer. Toute cette foule est néanmoins disciplinée et récite, sans interruption, quatre chapelets.

Peu avant 13 heures, les quatre fillettes, les bras chargés de fleurs magnifiques, s’avancent, non sans peine, jusqu’à l’autel de la Sainte Vierge et s’agenouillent, séparées les unes des autres. Bientôt l’apparition se manifeste, plus belle que jamais. La récitation du chapelet par les voyantes, à l’initiative de la Dame, sera ponctuée à chaque dizaine d’une parole significative de la Sainte Vierge. Ainsi, après la première dizaine, Jacqueline lit un papier préparé par le Curé :

« Madame, nous vous demandons de bénir Monseigneur l’Archevêque, ses vingt-cinq années d’épiscopat, Mgr l’Évêque de Blois, les deux paroisses, les écoles libres, la mission du Carême, les prêtres du doyenné et de donner des prêtres à la Touraine. »

Déjà la lancinante question des vocations ! La Dame regarde les enfants, et eux la regardent en silence, puis la Dame incline la tête en signe d’assentiment.

Alors, les fillettes se lèvent et, sans quitter leurs places, offrent les fleurs qu’elles portent sur leurs bras.

« Madame, nous vous offrons ces fleurs. »

La Dame est souriante mais ne répond rien. Alors Jacqueline insiste : « Prenez-les. »

Nouveau silence. La Dame continue de sourire.

« Embrassez-les, supplie Jacqueline. Alors la Dame répond enfin :

– Je les embrasserai mais je ne veux pas les prendre. Vous les emporterez. »

Et la Dame leur ayant fait signe d’approcher, les enfants viennent à ses pieds et Jacqueline présente successivement sa gerbe de fleurs et celles des trois autres fillettes. La Dame embrasse les fleurs et dit :

« Continuez le chapelet. »

Les enfants reviennent à leurs places et récitent la seconde dizaine. La Dame et l’ange s’unissent à la prière jusqu’aux mots : “ Sainte Marie… ” Jacqueline sort alors un second papier, préparé par une sœur :

« Madame, que faut-il faire pour consoler Notre-Seigneur de la peine que lui causent les pécheurs ?

– Il faut prier et faire des sacrifices. »

La troisième dizaine est suivie des invocations.

« Ô Madame, demande Jacqueline, je vous en supplie, donnez-nous une preuve de votre présence !

– Avant de partir, j’enverrai un vif rayon de soleil, répond la Dame, qui ajoute : Dites à la foule qu’elle chante le Magnificat. »

Pendant ce chant, la beauté de la Sainte Vierge tournant les yeux vers le Ciel est telle, qu’elle ravit à jamais le cœur des enfants. Elle a de quoi être heureuse : le danger que courait la France est écarté, sa prière a été exaucée. Le chapelet reprend. À la fin de la quatrième dizaine, la Dame demande qu’on lui chante encore le “ Je vous salue Marie ”. Puis, elle ajoute :

« Priez-vous pour les pécheurs ?

– Oui, répondent les quatre enfants ensemble.

– Récitez une dizaine de chapelet les bras en croix ! »

Alors, avec un ensemble parfait, les enfants mettent leurs bras en croix. Sans hésitation ni respect humain, la foule fait de même. Beaucoup n’avaient pas prié depuis de nombreuses années et certains ont des larmes dans les yeux. La cinquième dizaine achevée, la Dame dit :

« Allez-vous construire la grotte ?

– Oui, oui, nous allons la construire. »

LA SIGNATURE DE L’IMMACULÉE

Pendant le dernier chant du “ Je vous salue Marie ”, que termine l’invocation “ Ô Marie conçue sans péché, priez, priez pour la France ”, un rayon de soleil, perçant un ciel nuageux très bas, a pénétré par une verrière, au sud de l’église, et se projette obliquement et progressivement, en éventail, sur l’apparition et sur les quatre enfants dont les visages sont transfigurés. Les fleurs qu’elles tiennent à la main semblent recouvertes de diamants. Le phénomène est inexplicable.

Pour qui serait encore sceptique, ce rayon de soleil miraculeux est la signature de l’Immaculée Conception si l’on se souvient que déjà, le 8 décembre 1854, lors de la définition du dogme de l’Immaculée Conception par le pape Pie IX, le Ciel s’était manifesté de la même manière au Souverain Pontife. Au moment de prononcer les paroles de la définition, la voix de Pie IX se trouva soudain mystérieusement affermie et amplifiée, au point de résonner dans toute la basilique Saint-Pierre. Au même instant, tandis qu’il avait plu jusqu’alors abondamment, le ciel se découvrit et un rayon de lumière vint illuminer le Pontife.

Comme à Fatima, mais d’une manière beaucoup plus modeste, les apparitions de L’Île-Bouchard se terminent par un miracle solaire.

Le chant terminé, la Dame bénit lentement la foule. Inclinées, les enfants se signent. La Dame et l’Ange disparaissent. Le voile d’argent se replie en forme de boule, et la boule toute resplendissante sous la lumière du mystérieux rayon de soleil rentre dans le mur. Bientôt, le rayon de soleil disparaît à son tour. Monsieur le Curé, sortant de sa réserve habituelle, monte sur les marches de l’autel et dit à la foule que « ce rayon de soleil est un rayon envoyé par la Sainte Vierge ».

Les fruits ne se firent pas attendre dans la paroisse : « C’est avec joie que le Curé constate un retour à la pratique religieuse. Beaucoup de paroissiens qui n’avaient pas mis les pieds à l’église depuis de nombreuses années revenaient aux sacrements. Les prêtres du canton remarquent la même chose. »

Mais surtout, la menace d’une guerre civile suscitée par les “ erreurs de la Russie ” fut, durant cette semaine du 8 au 14 décembre 1947, définitivement écartée. Les historiens datent de cette fin d’année 1947 le commencement du déclin du parti communiste français, et parle des mois qui suivirent comme d’un « moment de grâce et de détente, dans le destin tourmenté du régime ». Peut-être aussi comme un avant-goût du « certain temps de paix » promis à Fatima.

Extraits de Il est ressuscité ! n° 41, déc. 2005, p. 23-32