Vendredi 4 juin : Saint François Caracciolo

François Carraciolo, qui s’appela d’abord Ascanio Carraciolo, naquit dans les Abruzzes.

Il fait partie de ces saints qui pratiquèrent dés l’enfance une profonde vie chrétienne très édifiante. Il participa à la fondation d’un nouvel ordre: les clercs réguliers mineurs. Ce mouvement était un fruit de la contre réforme catholique qui cherchait un profond renouveau dans l’Eglise à la suite du Concile de Trente. Dans cet ordre on faisait le vœu de ne pas rechercher de dignités ecclésiastiques. Saint François vécut d’ailleurs lui-même cette promesse en refusant au Pape Paul V tous les honneurs dont celui-ci voulait le combler. L’ordre devait aussi s’adonner à l’adoration nocturne de la Sainte Eucharistie, et là encore saint François Carraciolo était le premier à donner l’exemple en veillant volontiers toute la nuit. En faisant sa profession solennelle Ascanio prit le nom de François et devint, deux ans après, le supérieur de son ordre, et il travailla de toutes ses forces à son développement. A l’âge de 44 ans il eût la révélation de sa mort prochaine qui arriva en 1608, la veille de la fête du Corps du Christ. Il fut enterré à Naples, au berceau de son ordre.

Le saint Curé d’Ars avait changé sa paroisse en rappelant à tous les habitants que le Seigneur vivait au milieu d’eux dans le tabernacle… Saint François Carraciolo, à sa manière, voulait le rappeler aussi à tous. Et nous, en sommes nous vraiment conscients ?

Pourquoi alors toutes ces église vides de priants ? Pourquoi le Seigneur est-il laissé si souvent seul ? N’en portons-nous pas notre part de responsabilité ?

Pratique: Un moment d’adoration (même bref) auprès du Seigneur dans l’Eucharistie.

Abbé Henri Forestier

Pas de Pays sans paysans !

La première médecine est l’alimentation et donc notre bonne relation à la terre. C’est une évidence si on se laisse aller à penser, à relier les faits entre eux, à sortir des cases, des classes, des grilles, des courbes pour respirer, pour prendre le large !

Renouons les fils du temps, retrouvons l’indispensable et incontournable dépendance de tous les domaines entre eux, réutilisons nos cerveaux et remontons un peu dans l’actualité.

Il y a 50 ans les paysans déversaient des chars de fumier devant les préfectures pour exprimer leur colère mais aussi pour avertir l’opinion publique, ceux qu’ils nourrissaient. Et puis rien, ou presque, les paysans ont commencé à mourir ou à survivre en mutant en industriels de la terre, endettés et défigurés dans leur vocation.

Accablés par les banques et l’administration, ils ont commencé à se pendre aux fourches de leur tracteur dans l’indifférence quasi générale et quand ils renâclent, ils sont assassinés à l’instar de Jérôme Laronze, petit agriculteur de Saône-et-Loire tué en mai 2017 de deux balles dans le dos par les gendarmes aux ordres.

Aux paysans, le système a vendu du tout chimique et de l’hyper mécanisation allant jusqu’au robot de traite par exemple. La vache ne voit plus le paysan. Une machine s’occupe de tout et le paysan/industriel gagne du temps libre pour s’occuper de sa famille, pour les loisirs… Les loisirs sont une douce façon de nous faire admettre notre inutilité, notre obsolescence.  « Occupez-vous de votre famille (que par ailleurs nous détruisons), allez au cinéma, nous, banquiers apatrides, nous nous occupons de tout pour votre bien ».

Le plan, diaboliquement intelligent, nous a maquillé l’asservissement en liberté et en bien être. Le paysan est maintenant endetté et inutile tout comme le médecin qui est remplacé par des algorithmes. Le diagnostic et les prescriptions de votre médecins de famille ne comptent plus dans ce « nouveau monde » et aujourd’hui les algorithmes ont décidé que nous étions tous malades. La santé et la liberté s’achètent en pharmacie ! Avec symptômes ou sans, notre identité sera bientôt réduite à notre marquage par « Big Pharma ».

Malade ! Oui nous le sommes devenus et d’abord de « mal bouffe » mais aussi de sédentarité, de virtuel, de fracture entre la Création et nous et entre nous.

Malade, « complètement malade », nos cerveaux à qui il faudrait de l’oxygène, nos corps qui auraient besoin d’exercices élevant l’âme et de tendresse fraternelle ne trouvent que bâillons et chaines pour tout remède.

« Le travail des hommes » c’est d’abord le travail de la terre, celui qui donne du pain, du vin et notre vraie place, notre vraie posture à la fois verticale et courbée sur l’ouvrage. Pas de pays sans paysans et pas de vrais paysans sans le retour fracassant et imminant du réel !

Stéphanie Bignon

Nos églises

Une église est un vaisseau dont le capitaine est le prêtre, tourné vers le levant, vers la lumière, il guide son équipage de fidèles.

Une église est comme une poule. De son long coup elle appelle ses petits à venir reprendre des forces sous ses ailes protectrices.

Une église est une maison construite à l’image de la Sainte Vierge pour contenir le Saint Sacrement, le protéger, l’honorer, l’adorer. Elle est le tabernacle du tabernacle, tout comme Notre Dame est le tabernacle de ses entrailles.

Par amour maternel elle nous appelle de toutes ses forces, de toutes ses cloches à venir chercher le salut éternel sous son blanc manteau, sous ses rassurantes arches de pierres. En pénétrant dans ce sanctuaire, nous pénétrons dans le tabernacle du tabernacle, nous sommes contenus, nous réalisons que nous sommes tous une petite part du corps du Christ, Alléluia !

Pourtant, nos églises brûlent, elles sont vandalisées par ceux qui n’ont pas eu la chance d’en comprendre les grâces. Mais pire encore, elles sont fermées par certains catholiques !? Qui, en tant que catholique, a le toupet de fermer l’accès d’une église aux fidèles ? Qui peut séquestrer le Saint Sacrement, le retenir en otage, qui peut priver Dieu de recevoir et les fidèles d’être reçus par Lui ?

L’humanité est bien fatiguée, elle ne discerne plus le bien du mal, le vrai du faux, le bienséant du ridicule. En un mot et plus que jamais, nos églises doivent être ouvertes ! Elles doivent en ces temps difficiles pouvoir nous armer et nous apaiser spirituellement. Les fermer pour les protéger… la bonne blague ! Qui peut croire à ces balivernes ? Sous couvert de protection tout est enfermé sous clef ou derrière des vitrines. L’admiration de toutes les œuvres de notre belle civilisation chrétienne qui était gratuitement accessible dans nos églises devient payante. Il faut payer pour tout même pour admirer et pendant ce temps les fidèles restent à l’extérieur des églises et les incendiaires courent toujours.

En tant que catholique fermer une église jour et nuit est un acte grave, un acte de trahison à l’égard de Dieu et un acte de mépris à l’égard de son prochain. Ceux qui s’adonnent à ce petit jeu malsain devront un jour rendre des comptes.

Stéphanie Bignon